20 juin 2016

Le Haut Conseil à l’Égalité appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre une éducation à la sexualité à la hauteur des besoins des jeunes

HCE.png« Le 15 juin, le Haut Conseil à l’Égalité a remis à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat VALLAUD-BELKACEM, et à la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence ROSSIGNOL, son rapport relatif à l’Éducation à la sexualité : « répondre aux attentes des jeunes, construire une société d’égalité femmes-hommes ».

Depuis les années 2000, les chiffres sur l’entrée des jeunes dans la vie amoureuse et sexuelle sont stables : le premier baiser survient en moyenne à 14 ans tandis qu’à 17 ans, la moitié des adolescents – filles comme garçons - a déjà eu un rapport sexuel. Si des progrès ont été faits en matière d’accès à la contraception et d’usage du préservatif lors des premiers rapports, les choses évoluent peu en matière de stéréotypes sexistes, notamment sur les questions liées à la sexualité. En effet, malgré une émancipation sexuelle certaine des femmes depuis la diffusion et le remboursement de la pilule, la sexualité continue d’être un domaine empreint d’inégalités et d’idées reçues sur ce que serait ou ne serait pas une sexualité féminine et une sexualité masculine.

Or, ces idées reçues ont des conséquences dramatiques en matière de violences sexistes : 7,5% des filles déclarent avoir été victimes, à l’école, de voyeurisme, de caresses ou de baisers forcés et une jeune femme sur dix de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie. Ces violences sexistes trouvent un écho démultiplié par la viralité des réseaux sociaux, devenus une cour de récréation virtuelle : 1 collégienne sur 5 a été victime de cyberviolence.  

Face à ces constats, le Haut Conseil à l’Égalité pointe une éducation à la sexualité qui reste parcellaire et inégale selon les territoires, en dépit de l’obligation annuelle de 3 séances du CP à la Terminale prévue par la loi du 4 juillet 2001. Lorsqu’elle est mise en œuvre, cette information reste encore trop souvent restreinte à des questions d’ordre anatomique et biologique…/… »

Lire la suite sur le site du Haut Conseil à l’Egalité...

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Retrouvez le rapport dans son intégralité ici

Retrouvez le discours de Danielle Bousquet, Présidente du HCE ici

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07 mars 2016

Le Planning Familial a 60 ans

France Inter lui consacre une émission.

Sexisme, violence, IVG... Des femmes témoignent de leurs problèmes. Soixante ans après sa création, le Planning familial a encore bien des combats à mener.

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C'est une conversation téléphonique presque clinique, où il est question de prise de cachets, de saignements, du processus abortif. C'est un autre récit, bref et désespéré, celui d'une grossesse non désirée dans une vie sans papiers. C'est une militante qui lâche « ça nous soûle » de constater, encore et toujours, que les femmes « s'excusent de devoir appliquer ce droit » à l'avortement obtenu il y a plus de quarante ans.

A l'écoute d'Interception, ce dimanche (France Inter, 9h10, puis en podcast), la détermination monte, farouche : pas tou­che au planning familial. Soixante ans après sa création, son existence est toujours aussi primordiale.

Ce reportage de Véronique Julia n'est pas le premier à raconter la lutte pour l'IVG et la contraception, les droits des femmes et les violences qui leur sont faites, la solitude des malades du VIH. Mais ici, ces mots sont des faits bruts, réels, vécus par Patricia, Sarah, Louise, Nathalie ou Marie ; l'urgence qui les inspire, palpable, leur confère une force solennelle. Et réactive la colère contre ceux qui voudraient anéantir le Planning.

05 décembre 2014

"Homos la Haine", un documentaire de Eric Guéret et Philippe Besson, diffusé dans l'émission Infra Rouge, mardi 9 décembre à 22h45 sur France 2

 

"L’homophobie est un mal qui nous ronge. C’est une violence pour toute la société car elle empêche des rapports libres et égaux entre tous les individus, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Pour réagir à cet état de fait, Éric Guéret et Philippe Besson réunissent dans ce documentaire des paroles d’hommes et de femmes qui souffrent d’avoir subi des actes homophobes violents. Sauvagement agressés par des anonymes, rejetés par leur famille, harcelés au travail, chacun revient sur ce qu’il a vécu. 
En mettant en scène ces neuf témoignages, le documentaire Homos, la haine rend compte des effets dévastateurs de l’homophobie. Qu’elle soit diffuse ou qu’elle donne lieu à des passages à l’acte d’une violence inouïe, l’homophobie a les mêmes racines, bien ancrées au plus profond de l’inconscient collectif, qu’il faut absolument parvenir à extirper.

La case Infrarouge invite les téléspectateurs à réagir et commenter les documentaires en direct sur twitter via le hashtag #infrarouge".