07 mars 2016

Le Planning Familial a 60 ans

France Inter lui consacre une émission.

Sexisme, violence, IVG... Des femmes témoignent de leurs problèmes. Soixante ans après sa création, le Planning familial a encore bien des combats à mener.

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C'est une conversation téléphonique presque clinique, où il est question de prise de cachets, de saignements, du processus abortif. C'est un autre récit, bref et désespéré, celui d'une grossesse non désirée dans une vie sans papiers. C'est une militante qui lâche « ça nous soûle » de constater, encore et toujours, que les femmes « s'excusent de devoir appliquer ce droit » à l'avortement obtenu il y a plus de quarante ans.

A l'écoute d'Interception, ce dimanche (France Inter, 9h10, puis en podcast), la détermination monte, farouche : pas tou­che au planning familial. Soixante ans après sa création, son existence est toujours aussi primordiale.

Ce reportage de Véronique Julia n'est pas le premier à raconter la lutte pour l'IVG et la contraception, les droits des femmes et les violences qui leur sont faites, la solitude des malades du VIH. Mais ici, ces mots sont des faits bruts, réels, vécus par Patricia, Sarah, Louise, Nathalie ou Marie ; l'urgence qui les inspire, palpable, leur confère une force solennelle. Et réactive la colère contre ceux qui voudraient anéantir le Planning.

26 janvier 2015

Conférences "charte de Paris pour l'Accessibilité universelle"

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École, emploi, loisirs, intimité...Dix ans après la loi du 11 février 2005, la société française n’est toujours pas accessible aux personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, c’est aux personnes de s’adapter pour accéder à une vie sociale ordinaire. Il faut résolument changer les choses et aller vers une société inclusive, celle qui s’adapte aux besoins et attentes des personnes en situation de handicap. 

 

La fédération des APAJH  vous convie le 29 janvier à Paris pour une présentation de la Charte de Paris pour l’Accessibilité Universelle et une rencontre animée par Jean-Louis Garcia, Président de la Fédération des APAJH et Axel Kahn, généticien et Président de la Fédération Internationale de la Recherche Appliquée sur le Handicap (FIRAH).

 

Jeudi 29 janvier 2015 à 18h
accueil cocktail à 17h30
Grand amphithéâtre de la MGEN
3 square Max-Hymans – 75015 Paris

Inscription, en cliquant ici ou en contactant directement conference-paris@apajh.org.

L’interprétation en langue des signes française sera proposée.

En avant-première : le clip présentant la "Charte de Paris pour l'Accessibilité Universelle", et échanges avec le public autour des thèmes traités par la charte. 

14:22 Écrit par François Crochon | Tags : apajh, axel khan, jean-louis garcia, charte, accessibilité, droits, société inclusive | Lien permanent |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

12 juillet 2013

Briser la loi du silence ou pour une accessibilité à la justice

Si la loi assure la présence d’un interprète en langue des signes (LSF) au tribunal, connaître ses droits et les faire respecter lorsqu’on est sourd relève souvent du parcours du combattant. Pour faire entendre la justice, la juriste Anne-Sarah Kertudo se bat depuis plus de 10 ans. Son dernier combat ? Impulser une formation de juriste bilingue langue des signes qui ouvrira à Lyon en octobre 2013. 

Un couple en procédure de divorce : l'épouse  sourde ne bénéficie pas de conseiller juridique LSF pour s'exprimer. Cest donc son mari qui va faire l'interprète auprès du juge !

Anne-Sarah Kertudo a bien d'autres exemples à citer. Un homme sourd accusé d'attouchement sexuel est relâché, le juge ne pouvant communiquer avec lui.

En 2002, A-S Kertudo lance la première Permanence Juridique pour les Sourds à la Mairie de Paris. Elle est la seule en France à les accueillir et à les conseiller.Qu'elles soient victimes ou accusées, les personnes sourdes sont particulièrement isolées en matière de justice.

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Aujourd'hui la loi 2005 garantit la présence d'un interprète aux audiences, mais les mentalités doivent encore bouger.

"Certains juges refusent parfois le recours à un interprète ou alors exige qu'il soit placé au fond de la salle pour ne pas être dérangé.

Comment peut-on rendre la justice si on ne peut interroger une victime, un détenu ou un témoin ? Comment connaître ses droits et les défendre quand on sourd ?"

En réponse à ce manque, Anne-Sarah Kertudo impulse une formation : "Juriste bilinge Langue des signes /Français".

"A une époque où nous cherchons à redonner du sens à notre activité professionnelle, cette fonction pour les sourds constitue un vrai engagement".

Destinée aux titulaires d'une licence ou d''un master de droit, elle ouvrira en octobre 2013 à l'Université Catholique de Lyon. "Ce cursus permet d'acquérir les bases de la LSF, des formations continues sont ensuite possibles pour améliorer son niveau" - Philippe Guyon, directeur de PG Concept, entreprise lyonnaise qui assurera l'enseignement LSF dans la formation.

L'objectif du programme qui verra le ljour à Lyon est donc de contribuer à l'immersion du métier de juriste bilingue LSF, avec des professionnels sensibilisés aux spécificités du droit appliqué aux sourds. Douze places sont ouvertes à la rentrée prochaine.

 

droit.univ-catholyon.fr / Tél 04 72 32 58 99 

Responsables pédagogiques : anne-sarahkertudo@univ-catholyon.fr / franckvio-let@univ-catholyon.fr 

Retrait des dossiers de candidature :  apetit@univ-catholyon.fr