31 janvier 2017

Les violences sexuelles en institution

Journée d´étude le vendredi 17 mars 2017 du CRIAVS RHÔNE-ALPES

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L’actualité de ces dernières années donne à voir une violence inattendue, nous plongeant parfois dans une certaine sidération. Pourtant, elle devient une « toile de fond » de notre quotidien, presque banalisée, car celle d’un autre, et d’apparence plutôt lointaine.

 

Mais qu’en est-il de la violence sexuelle qui surgit sur notre lieu de travail, sphère contenante pour laquelle soignants, éducateurs, administrateurs… œuvrons afin d’accueillir l’Individu dans sa vulnérabilité et pour la prise en charge la plus adaptée possible ? Nous en sentirions nous protégés ?

 

La maladie, somatique ou psychiatrique, le vieillissement, les conditions sociales…, nombreuses sont les situations de vie qui peuvent amener le sujet à être pris en place ou faire l’objet d’une mesure, à sa demande, à celle de sa famille ou de professionnels. Une situation qui peut être définitive ou bien passagère, mais qui vient rajouter à la vulnérabilité du sujet. 

Le passage en institution oblige l’individu à s’adapter à cette situation nouvelle : un nouveau lieu, un nouveau cadre, un nouveau groupe, avec tous les enjeux psychiques que cela implique. Le professionnel doit donc y être vigilant, mais être attentif aussi à ce que l’accueil de cette personne en particulier, avec tout ce qu’elle amène dans la transmission inconsciente, génère dans le groupe, aussi bien des usagers que des acteurs du soin. « Quelle est son histoire, sa pathologie, sa capacité d’être en lien aux autres ? », et nécessairement « Dans quel lieu est-ce que JE travaille ? ». Des questionnements essentiels afin d’entendre la violence, car «Vivre ensemble» en produit forcément, qu’elle soit agie ou implicite, qu’elle soit celle d’un usager ou celle du professionnel, cette dernière étant surement la plus tabou d’entre toutes ; et elle est d’autant plus déstructurante quand elle s’opère du côté du sexuel.

 

Le cadre, symbolisé par règlement intérieur, est le garant de la Loi, du «bien vivre ensemble», il assure la contenance et la sécurité de tous, mais il est aussi au risque de l’infantilisation de l’usager, et particulièrement quand il vient toucher à la question de la sexualité. Sur quels repères se basent les professionnels concernant la question de la sexualité en institution ? Qu’en est-il pour chacun des normes et des déviances suivant sa place dans l’institution, mais aussi dans sa subjectivité ? Qu’en est-il de la question du consentement et du désir lorsque le placement en institution de la personne découle d’une mesure de protection ? Quelle est la place de la libido, énergie vitale au développement somato-psychique, présente depuis la naissance et tout au long de la vie du sujet ? En la déniant, nous, acteurs du soin, ne devenons-nous pas les agents précipitants d’un passage à l’acte ? Ou bien, parce que nous pensons détenir les compétences qui soignent, qui soulagent, pouvons-nous pour autant tout maîtriser ?  Quelle est la place de l’humain dans tout cela ? Et comment articuler le cadre avec la réalité du terrain parfois tellement opposés ?

 

Comment chacun se débat avec la question du sexuel ?

 

Lors de cette journée d’étude nous vous proposerons donc d’aborder les violences sexuelles en institutions autour des notions du corps, du consentement, de l’éthique, du tabou … avec les interventions de différents orateurs.

 

Le programme complet...

Pour s'inscrire c'est ici...

 

 

 

 

 

 

14 juin 2016

Lancement du numéro vert « Sexualités, Contraception, IVG » - 0800 08 11 11

Lancement d'un numéro vert "Sexualité, contraception, IVG" par la Planning Familial.

 

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Ce projet est financé par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes.

La mise en place d'un numéro unique répond à une revendication de longue date du Planning Familial : l’accès égal de toutes et tous à une information claire, exacte et sans jugement sur les questions liées à la sexualité. L’IVG est incluse dans les compétences de ce numéro vert : il s'agit d'un signal fort qui fait de l’avortement un événement de la vie sexuelle des femmes au même titre que la contraception, la grossesse, ou la prévention des infections sexuellement transmissibles. Cela contribue à lever le tabou sur l'IVG et participe à sa déstigmatisation. C'est la meilleure réponse aux stratégies des opposants.es qui diffusent leurs messages mensongers et culpabilisants sur leurs sites internet et autres dispositifs de communication

 

Lire la suite sur Planning Familial ou consulter les informations en PDF

 

 

25 janvier 2016

Les limites du « body positive » sur le blog de Lau

 « Tous les corps sont beaux »

« Tu peux aimer ton corps, quel qu’il soit »

« Beauté dans chaque forme et taille »

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" Ces messages, courants dans le mouvement « body positive », sont importants. Il est important de rappeler qu’on peut trouver de la beauté dans chaque corps, qu’on a le droit de sortir des cases établies par une société patriarcale qui définit de manière très stéréotypée quelle est la « vraie beauté » (mince, blanche, sans handicap physique, sans cicatrices, …) Ce message est nécessaire.

Par contre, ce message a ses limites, et on les franchit parfois allègrement.

Est-ce que seul un corps qu’on trouve beau est digne d’être respecté ?

Si la notion de « beauté » reste subjective (bien qu’il soit important de rappeler que la société nous dicte quels corps sont beaux, et que donc on ne peut pas complètement se cacher derrière « c’est mes goûts personnels »), la notion de respect DOIT être universelle. Je ne revendique pas qu’on trouve forcément mon corps beau. Des gens vont le trouver beau, d’autres pas, et sincèrement : je m’en fous. Je ne vis pas pour être un élément décoratif dans le paysage visuel d’autrui. Tant mieux si la vision de mon corps est agréable pour la personne en face, mais si elle ne l’est pas, ça n’est pas vraiment un problème pour moi. Ce qui est un problème, par contre, c’est quand on se prend le droit de juger de la valeur d’une personne en fonction de la beauté qu’on voit (ou qu’on ne voit pas) dans son corps. Ce qui est un problème, aussi, c’est quand on se permet de manquer de respect à une personne au nom du fait qu’on ne trouve pas son corps beau. Ce qui est un problème, enfin, c’est quand on se permet des injonctions (« Tu devrais perdre du poids », « tu devrais te lisser les cheveux », etc) à une personne pour qu’elle mette son corps en conformité avec des normes, ou avec ce qu’on estime être « beau »..."

Lire la suite sur le blog de Lau...

13 novembre 2014

"Intrépide Marie Chaussette" ou l'aventure "extra- ordinaire" vécue par Marie-Pierre Blanchet

 Marie-Pierre Blanchet, était l'invitée du magazine de la santé sur France 5, le 16 octobre dernier à 13h40. Elle y parle du livre qu'elle vient de publier aux éditions l'Harmattan : "Intrépide Marie Chaussette".

"Marie Chaussette est née différente. Elle fait partager sa naissance, son enfance. Sa différence lui sert de moteur. Sa tête fonctionne à vive allure. Les mots sont des mets qu'elle dévore des yeux. Entre doutes, tourments et joies, Marie Chaussette est une enfant particulière bien semblable aux autres."

"La photographe Anne Beillevaire met en valeur la beauté de l'artiste Marie- Pierre Blanchet dans une série d'images exaltant le corps de la femme handicapée et brisant le tabou de sa monstration." Lire la suite dans  Yanous, le magazine francophone du handicap.

... Marie-Pierre Blanchet peint, écrit, joue de la musique, danse...elle a également créé son blog

15 décembre 2013

"Je marcherai jusqu'à la mer" rediffusion mercredi 18 décembre sur TV5 monde à 21h55

"A 18 ans, âge où l'on dévore sa liberté, Alex s'est retrouvée enfermée. Prisonnière de son propre corps à la suite d'un accident, une chute dans l'escalier de la maison familiale, qui l'a plongée dans le coma. Les médecins jugeaient son cas « irrécupérable ». Pourtant, dix-sept ans après, la jeune femme que l'on découvre dans ce beau film-portrait semble dotée d'une vitalité inextinguible. Toujours handicapée mais bien décidée à reconquérir, geste après geste, tout ce dont elle a été privée. La réalisatrice la saisit dans son quotidien le plus ordinaire, le plus intime, montrant une fille soucieuse de sa féminité et prête à livrer bataille pour parvenir à arracher une bandelette de cire sur son mollet.

Documentaire de Stéphanie Pillonca - Kervern (France 2012) 55' - Rediffusion

La reprise du pouvoir sur son corps est une lutte de chaque instant dans laquelle Alex paraît ne rien vouloir lâcher. Reconquête des cinq sens, mais aussi de la sensualité : sans tabou, elle évoque le sexe, qui fait travailler les muscles mieux qu'une séance de kiné, et le plaisir, qui « donne des ailes ». Alex se met à nu au sens propre, prenant la pose pour des photos sensuelles qui effacent son handicap. Une fonceuse en quête de sensations fortes lors d'un saut en parachute ou d'une course en fauteuil, qui veut repousser toujours plus les murs et ses limites. Et dont l'énergie rebelle touche et sidère. « J'aurai toute la mort pour me reposer », dit-elle." — Virginie Félix, journaliste à Télérama

Le blog d'Alex : www.maviemonhandicapmesemmerdes.com 

"Je vous laisse découvrir mon blog où vous trouverez les témoignages, anecdotes et coups de gueule d'une presque trentenaire en situation de handicap qui essaie d'attraper les instants de vie au vol ! Écrire me fait du bien et échanger encore plus ! Alors n'hésitez surtout pas à réagir... Mon message est clair: dédramatisons la maladie ou le handicap. Faisons-en une force!"