16 février 2016

La protection juridique en facile à lire et à comprendre

800 000 personnes bénéficient d’une mesure de protection en France.
Afin de rendre les informations sur la protection juridique accessibles aux personnes déficientes intellectuelles, l’Unapei a créé un guide Facile à lire et à comprendre (FALC).

Curatelle simple, renforcée, mesure de sauvegarde, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans les mesures de protection juridique, et surtout de comprendre ce qu’elles impliquent au quotidien. Pour permettre aux personnes déficientes intellectuelles de trouver les réponses à leurs questions et de pouvoir s’y référer en cas de doute ou de litiges, l’Unapei a rédigé un guide de la protection juridique en Facile à lire et à comprendre.

Cet outil pédagogique aidera également les mandataires judiciaires, les professionnels de l’accompagnement et les familles à mieux répondre aux interrogations des personnes protégées.

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04 mai 2015

Journée d'étude à l'Université Catholique de Lyon

Mardi 5 Mai 2015

« HANDICAP ET SEXUALITÉ »

 

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Argumentaire des intervenants :

Georges EID,

Maitre de conférences de l’UCLy

ISF (Institut des Sciences de la Famille)

Responsable des relations internationales

 

 « Handicap, sexualité et citoyenneté »

La représentation du handicap a énormément évolué. Nous ne sommes plus dans le modèle du péché, du médical, du hasard ou du tragique, mais dans le modèle du social qui affirme que le problème réside non pas tant dans le corps de la personne en situation de handicap (PSH) que dans un environnement social qui a échoué à fonctionner comme soutien efficace. A noter que ce modèle social est en train d’être complété, pour permettre aux PSH de s’exprimer sur leur situation de handicap, quand elles le peuvent, par le modèle ethno-méthodologique et les théories de la résistance.

Nous sommes donc passés de la narrative de la déficience, à celle de la différence, ensuite à celle de l’interdépendance qui fait précisément de la dépendance un principe qui gouverne tous les êtres humains et non seulement les PSH. Ces dernières ont, entre autres, le droit d’échapper à la misère sexuelle, celui de leur permettre d’avoir des moyens de vivre dignement leur sexualité et de bâtir des projets de vie dans ce domaine.

 

 

université catholique,lyon,pierre ancet,françoise vatré,vie affective et sexuelle,wayne bodkin,georges eid,institut des sciences de la famille,citoyenneté,abus sexuel,enfant,handicapPierre ANCET,

Vice-Président délégué aux politiques culturelles

Maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne 

Chercheur au Centre Georges Chevrier - Université de Bourgogne, CNRS

Directeur de l’Université pour Tous de Bourgogne (UTB)

 

« Réflexions sur l'accompagnement sexuel de personnes en situation de handicap »

 

Nous aborderons la question de la sexualité en prenant soin de définir les multiples dimensions que recouvre ce terme (il convient de ne pas confondre sexualité, génitalité, érotisme, etc.), sans oublier les liens entre  sexualité et contact d'une part, entre sexualité et affectivité d'autre part. 

Nous verrons quelles questions éthiques et sociales découlent de la (non-)reconnaissance de la sexualité de personnes en situation de handicap, qu'elles vivent en institution ou non.

Une fois ces éléments posés, nous réfléchirons sur la question contemporaine de l'accompagnement sexuel des personnes en situation de handicap (handicap physique important et handicap mental). Sans prendre nettement parti pour ou contre la légalisation de cet accompagnement en France, nous essayerons de réfléchir aux conditions dans lesquelles celui-ci pourrait être envisagé ou refusé, à sa distinction avec d'autres formes d'accompagnement et avec la prostitution en insistant afin d'éclairer les arguments de la controverse contemporaine autour de cet accompagnement.

Plusieurs exemples nous permettront d'illustrer notre propos.

université catholique,lyon,pierre ancet,françoise vatré,vie affective et sexuelle,wayne bodkin,georges eid,institut des sciences de la famille,citoyenneté,abus sexuel,enfant,handicapFrançoise VATRÉ,

Infirmière en soins généraux de première formation

Licenciée en Sciences de l’Education Université de Genève

Sexo-pédagogue spécialisée

Formatrice d’adultes

Praticienne de Shiatsu et Thérapie crânio-sacrée

Fondatrice de l’Association suisse « Sexualité et handicaps pluriels » SEHP

Co-lauréate du Prix 2001 de la Société suisse de pédagogie curative pour le programme pédagogique « Du Cœur au Corps »

Co-auteure de l’ouvrage 2ème édition « Assistance sexuelle et handicaps » Chronique sociale Lyon 2012

« SexualitéS et handicapS? L’évidence d’aujourd’hui ! »

La convergence de divers courants de pensées et d’actions nous a conduit, progressivement depuis un demi-siècle, à considérer enfin la sphère affective, sensuelle et sexuelle des personnes en situation de handicap comme devant aller, idéalement, de soi.

Pour amener ma pierre à l’édifice, je me propose de contribuer à  la prise de conscience familiale, professionnelle et donc citoyenne de cette vaste et délicate thématique.

Nous nous interrogerons sur la nature des freins personnels et sociétaux rencontrés dans ce processus et envisagerons des solutions simples et/ou des projets plus complexes mais non impossibles.

 

 

Wayne BODKIN,

Responsable pédagogique Education à la Vie,

Doctorant en Psychothérapie de couple,

Institut des Sciences de la Famille, UCLy

 

«  L’abus sexuel et l’enfant en situation d’handicap »

Les situations de maltraitance et surtout d’abus sexuels nous touchent par leur fréquence et par leur complexité dans le travail avec l’enfant handicapé.

Quand une situation d’abus est dévoilée, les professionnels des services d’aide aux enfants handicapés sont souvent désemparés, ces professionnels formés à comprendre ou/et gérer le handicap.

La présence d’un handicap rend enfants, familles et professionnels très vulnérables. L’enfant en situation de handicap est à haut risque de maltraitance et/ou d’abus en raison notamment de failles dans son développement affectif personnel et d’un environnement surtout préoccupé par la remédiation du handicap. Par ailleurs, la dépendance aux adultes, les difficultés de communication et les carences fréquentes en normes relationnelles font de ces enfants des proies « faciles» pour les abuseurs. La personne handicapée peut tout autant être abusée qu’abuseur, par méconnaissance des règles de vie en société ou par répétition d’expériences d’abus subis précédemment. Sans oublier la vulnérabilité accrue de nombreux enfants «normaux» de parents handicapés.

31 mai 2014

Colloque : Handicap Discrimination Santé - A liberté égale le 23 juin 2014 à St Chamond

"Malgré de notables progrès, tout au long de ces vingt dernières années, handicap et maladie sont encore trop souvent considérés à travers leurs aspects lésionnels ou déficitaires, avec comme seules visées - essentielles, il faut en convenir - la guérison et la compensation / adaptation.

Il apparaît aujourd'hui fondamental parce que dépassant la "simple" question de la maladie ou du handicap, de tendre vers une prise en compte de la globalité de la personne, avec vue sur les composantes de sa vie et de son environnement. Toutes les "vies de sa vie" : scolaire, professionnelle, culturelle, sportive, intime, sexuelle, familiale...à travers son quotidien, ses engagements, ses loisirs et tous les éléments qui font la richesse de l'existence.

Le handicap n'est pas systématiquement synonyme d'insuffisance, d'incomplétude. L'incomplétude pourrait signifier que la part humaine n'est pas complète, entière chez la personne en situation de handicap et que par voie de conséquence elle ne peut accéder entièrement à la citoyenneté."