28 novembre 2013

"La peur de l'orgasme" de Bernard Andrieu paraît aux éditions du murmure

"L'orgasme nous fait peur ! Une sensation nous traverse sans que nous puissions en contrôler la puissance, la durée et l'étendue dans notre corps. Pourtant chacun(e) ne cesse de le rechercher comme une transe de plaisir qui peut nous évanouir. Sommes-nous si préparés à cette immersion dans notre corps et dans le corps de l'autre ?             

Couv_peur_orgasme_web_medium.pngBernard Andrieu est philosophe, Professeur à l'Université de Lorraine, et auteur d'ouvrages sur la philosophie des pratiques du corps, sur l'écologie, le bronzage, le vertige et le toucher."

 

Sur le blog de Libé :

 

"Vous nous reprochez quoi d’être noir, gros, maigre, handicapé, trop jeune, trop vieux, pas assez viril, prisonnier, queer, gay, hétéro, prostitué(e), pauvre, drogué, dopé, faible, une femme, un homme, fatigué… ? De ne pas avoir le même corps, sexe, sexualité, genre que vous ? Et vous, vous auriez un meilleur corps que nous ? C’est quoi un corps normal ? Jusqu’où dois-je vous obéir pour être intégré dans votre domination normalisatrice sinon masculine ? Je suis toujours pour les autres trop ou pas assez. Malgré les lois, vous voudriez décider le bon corps de l’ivraie."

 

 

20 novembre 2013

Le jour du vernissage...une partie des photos de ceux qui étaient (tous) là

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Allez voir  l'exposition "Corps et Ames" à la Mairie du 1er...jusqu'au 29 novembre

19 novembre 2013

Jean-Baptiste Laissard se met "en roue libre" avec ses photographies et son nouveau livre "corps et âme - dans l'intimité du handicap"

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Après "Vies en Roue libre - Un autre regard sur le handicap", l'association Ya pas photo & Jean-Baptiste Laissard vous convient au vernissage de l'exposition de photographies et de la sortie du livre "Corps & Ames - Dans l'intimité du Handicap", le 19 Novembre 2013 à partir de 18h30 à la Mairie du 1er Arrondissement de Lyon.

Vous êtes également invités à la table ronde/conférence le jeudi 21 Novembre à 18 h, lors de laquelle interviendront François Crochon, sexologue clinicien, responsable du CeRHeS (Centre Ressources Handicaps et Sexualités), ainsi que Gaël Brand, directeur de la Délégation Départementale 69 de l'APF (Association des Paralysés de France).






13 novembre 2013

"La contraception passe mâle" mais elle passe à petits pas

D'après l'article de Anne-Claire Genthialon paru dans Libé le 6 novembre, dans la rubrique "VOUS"

" Même s'il ya encore beaucoup de réticences chez les hommes, certains ont franchi le pas et ont essayé des méthodes parfois surprenantes.

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Pourquoi la contraception ne passerait-elle pas dans le camp des hommes ? C’est la question soulevée par le Planning familial et l’Ardecom (Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine) qui déplorent que «la maîtrise de la fertilité du couple, que ce soit pour une nuit ou plus, repose entièrement sur les femmes». Et eux qu’en pensent-ils ? A en croire un sondage (CSA de 2012), 61% seraient prêts à prendre une pilule contraceptive si elle était commercialisée. En attendant, les voilà plutôt qui s’abritent derrière une pénurie de moyens se résumant à capote ou retrait. Sauf que comme le rappelle le Planning familial, il existe des alternatives, des méthodes souvent méconnues et parfois très surprenantes pour rendre un homme responsable de sa fécondité.


Au menu des possibles ? La contraception thermique, mise au point dans les années 80 qui consiste à enfiler un sous-vêtement serré pour faire monter la température des testicules et diminuer ainsi la production de spermatozoïdes. Mais dans la pratique, le «slip chauffant» fait plus sourire qu’il n’emballe. Autre méthode : la vasectomie. Là encore, peu d’adeptes. Bien qu’autorisée depuis 2001 en France, elle ne concerne que 0,5% des hommes, loin derrière les pays anglo-saxons où ils sont 15 à 20% à y avoir recours. Reste la «pilule» masculine. Elle ne se gobe pas mais s’injecte une fois par semaine pendant dix-huit mois selon un protocole de l’OMS et est déjà testé sur 1 500 hommes. Seul hic, les produits n’ont pas encore d’autorisation de mise sur le marché. «Le problème n’est pas que médical, assure Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial. Les freins sont bien plus profonds. Limiter la capacité reproductive des hommes fait peur : cela questionne leur rôle, celui des femmes, la fertilité, la virilité…»

Pour compléter cette approche, un ouvrage intitulé "la contraception masculine", fait le point sur les différentes méthodes de contraception masculine. Il est constitué de textes rapportant les expériences françaises (hormonale, thermique) et la synthèse des expériences mondiales. Ces différentes méthodes font l'objet de débats tant au plan médical (effets secondaires, efficacité) que sociétal, auquel ce livre veut contribuer.


 

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Auteurs : Jean Claude Soufir, Roger Mieusset

Editeur : Springer

Collection : l'homme dans tous ses états


Sexualité et handicap : parlons-en! une action de la Fondation de France en faveur de la dignité des personnes

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 "Depuis quelques années, cette thématique est au coeur de nombreux débats. Vaste et complexe, elle nécessite de construire des réponses partagées pour répondre à la diversité des situations...Les professionnels sont en première ligne pour accompagner l’expression de la vie affective et sexuelle dans les structures médico-sociales alors qu’ils n’y sont généralement pas préparés." sexualité et handicap : parlons-en!

 

Accompagner les transformations de l’adolescence, répondre au désir de jeunes ou d’adultes de vivre une relation affective et sexuelle… Les questions liées à la sexualité sont très présentes dans les structures médico-sociales. Bien qu’obligatoire sur certains volets, l’accompagnement de la dimension sexuelle reste délicate pour les professionnels, d’autant que cette thématique est absente de leur formation initiale.

"J’ai des désirs d’amour, de tendresse, de sexualité"

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Témoignage de Jean-Luc Héridel

"Je suis atteint d’une infirmité motrice cérébrale. Comme tout être humain, j’ai des désirs d’amour, de tendresse, de sexualité. Mais quand on est handicapé, c’est encore un sujet difficile pour les institutions  spécialisées et la société. Vu mon handicap, il ne fallait pas trop se faire d’illusions. À force, on finit par tout refouler. Par préjugés, mais aussi par peur. On me disait que je n’avais aucune chance de mener une vie sexuelle « normale ». Ma rencontre avec ma femme, un coup de foudre au hasard d’un passage piéton d’une rue de Sarcelles, a finalement prouvé que c’était faux. Les responsables de mon foyer ont pourtant tout fait pour nous empêcher de poursuivre notre relation. Les soignants tenaient des discours complètement fantasmatiques. Ils ne pouvaient pas concevoir leur propre sexualité de manière sereine, comment auraient-ils pu le faire pour moi ?"

 

"Organiser des groupes de parole.

S’intéresser à la sexualité d’un autre, c’est une intrusion possible dans son intimité. Comment alors proposer aux personnes un espace collectif d’expression, protégé et attentif ?


L’animation, confiée à deux intervenants au moins, repose sur les règles de fonctionnement    habituelles des groupes de parole : confidentialité, liberté de silence et de parole… Le groupe de parole n’étant pas un lieu d’analyse, les expériences personnelles ne sont pas abordées.


La question de la participation volontaire n’est pas simple à traiter, les personnes ont souvent       besoin d’avoir une idée précise du contenu et de la forme de l’intervention pour pouvoir exercer leur libre choix. Une réponse possible : faire précéder la participation volontaire au groupe de parole par des séances d’information obligatoires avec la possibilité pour les personnes de rester en retrait.


La composition des groupes requiert une attention particulière en tenant compte de l’âge, des     niveaux de compréhension, des risques d’isolement. La dynamique collective peut être favorisée en alternant la composition des groupes : commencer par des groupes non mixtes pour traiter du fonctionnement du corps, avant d’introduire une mixitégarçon-fille ou homme-femme."


"Mettre à distance les représentations des professionnels


L’accompagnement de la dimension sexuelle ne se limite pas aux personnes handicapées, mais implique également d’associer les parents et les professionnels. Pour ces derniers, la formation est essentielle, il est également nécessaire de leur ménager des espaces de réflexion et d’analyse de la pratique. L’enjeu : les aider à trouver la bonne distance."