10 janvier 2016

Vie de couple et maladie d'Alzheimer

Pour évoquer la maladie d’Alzheimer,  Alain Finkielkraut a invité le philosophe empiriste Michel Malherbe dont la femme est atteinte du mal et qui évoque cette expérience intime dans le récit « Alzheimer : la vie, la mort, la reconnaissance», et le médecin-chercheur, directeur du Centre d’études du vivant et président du Comité consultatif national d’éthique  Jean-Claude Ameisen.

Dans sa première intervention  Michel Malherbe évoque la reconnaissance. En effet la question habituelle qui est posée aux proches dans de tels cas est : Est-ce qu’elle te reconnait ? Or la bonne question est : Est-ce que moi je la reconnais ?

france culture,alzheimer,vie affective et sexuelle

Le regard des malades  s’attache à vous et on est prisonnier de ce regard  qui n’a pas d’horizon. Or sans horizon il n’y a pas de monde, pas de perspectives, pas de sujet. C’est donc un regard sans sujet ou un sujet vide.

Il incombe à l’accompagnant de procéder à un acte de reconnaissance pour que le regard ne soit plus celui de l’absence mais devienne celui de la présence et de la confiance.

Pour Michel Malherbe la maladie d’Alzheimer est une destruction de la personne et pas seulement de ses capacités.

Lire la suite sur le site de France Culture...

05 janvier 2016

Indispensable et pratique... la Délégation APF du Var vous propose à nouveau son calendrier 2016 : « Déshabill'émoi ! »

Vernissage le le 11 janvier 2016 à partir de 17h30

dans le hall de l'Espace des Arts au Pradet

« Déshabill'émoi ! ».jpg

Particularité cette année, ce calendrier est l'une des étapes d'un projet initié par la délégation en 2014 à la fois individuel et collectif. Il s’adresse à des femmes (adhérentes, usagers du SAVS et SAMSAH) ayant exprimé le désir de briser le tabou sur la question de la féminité, du handicap… de la vie affective et sexuelle... une étape d’un chemin vers le développement de l’estime de soi !

Ce projet s’est articulé autour d’espaces d’expression (activités ludiques, groupe de parole), des ateliers autour de l’estime de soi ainsi que des séances de beauté…

Leur « parcours » s’est poursuivi au mois de juin par des séances où elles ont pu poser devant l’objectif d’un photographe, jouer avec leur image et dévoiler un peu d’elles-mêmes !

Aujourd'hui de cette "aventure", est né ce calendrier ainsi qu'une exposition photos itinérante à suivre en 2016. 

Pour commander le calendrier, au prix de vente de 8 €, contactez Nacima au 04 98 01 30 50 ou mecibah.apf83@gmail.com

Handicap et féminité stéréotypée.

 "Dans la vie quotidienne, les talons et les minis jupes…ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable (il est même très agaçant de baisser constamment sa jupe qui remonte sans cesse lorsque l’on est assise sur un fauteuil roulant). De même, ce n’est pas moi. Cette carapace, ce masque ne me correspond pas (ou plus). Je ne suis pas une femme fatale."

Lire la suite sur le blog Porte-jarretelles & wheelchair...

30 décembre 2015

On n'est pas des anges...

 

02 décembre 2015

Histoire de la naissance de la sexologie clinique sur France Culture

Liberté, égalité, sexualité, La naissance de la sexologie clinique en France, 1965-1975

Un documentaire de Delphine Saltel et Renaud Dalmar

france culture,sexologie clinique,master et johnson,vie affective et sexuelle

C’est l’histoire d’une poignée de jeunes médecins, généralistes, psychiatres ou gynécologues. Au milieu des années 60 les patients qu’ils reçoivent dans leur consultation sont de plus en plus nombreux à oser aborder leurs problèmes sexuels. C’est un des signes de la libération sexuelle en cours : l’idée d’un droit au plaisir, que la sexualité est une dimension essentielle de l’épanouissement personnel, la clé d’une vie équilibrée.

C’est l’histoire de médecins qui décident de prendre au sérieux cette demande. Ils défendent une approche clinique, recherchent des réponses concrètes, efficaces à des difficultés extrêmement courantes : l’absence de plaisir, les troubles du désir, de l’érection, les mésententes sexuelles au sein des couples.

Le petit groupe de médecins qui fondent la première Société de Sexologie Clinique à Paris en 1974 affronte les ricanements de leur profession, le peu d’égard pour ces questions que beaucoup considèrent comme relevant du simple bien être, du confort. Et pas de la santé.

Mais ils seront aussi attaqués par les militants gauchistes qui les traitent de « sexoflics » !

C’est toute une aventure et toute une époque. Les sexologues bousculent l’emprise de la psychanalyse, ils empruntent aussi bien aux travaux scientifiques de Masters et Johnson qu’aux sciences humaines. Ils importent les nouvelles thérapies comportementales et cognitives des Etats-Unis, s’essayent à la relaxation, aux massages californiens, aux techniques reichiennes de développement personnel.

C’est la naissance d’une spécialité médicale hybride, impure, moderne. Emblématique d’un monde où la sexualité se désacralise, où l’érotisme est roi et où chacun intériorise peu à peu cette nouvelle norme : l’injonction à réussir sa vie sexuelle

Lire la suite sur le site de France Culture...