30 mai 2014

Causes sexuelles : sexualités et mobilisations collectives, un colloque organisé à Lausanne les 5-6-7 juin prochains

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Le CRAPUL, le CEG LIEGE et le GT07 de l'AISLF organisent le colloque international "Causes sexuelles : sexualités et mobilisations collectives" à l'Université de Lausanne les 5-6-7 juin 2014.

Christophe Broqua - Thierry Delessert - Catherine Deschamps - Olivier Fillieule - Jean-Yves Le Talec Sibylla Mayer - Vanessa Monney - Marta Roca i Escoda - Michael Voegtli

Programme à télécharger

"De la prostitution au mariage homosexuel, en passant par le harcèlement sexuel ou l’avortement, nombreuses sont les questions sexuelles ayant suscité des mobilisations au cours des dernières décennies. En effet, depuis le phénomène de « libération sexuelle » observé principalement dans les pays occidentaux durant les années 1970, les « causes sexuelles » se sont multipliées partout dans le monde. Ce colloque est ainsi consacré aux mobilisations relatives à la sexualité et au genre dans différents pays d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Afrique et du Proche-Orient."

 

29 mai 2014

Lydie et les hommes

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 Jeune étudiante bretonne handicapée motrice, Lydie Raer a testé un site de rencontres, expérience dont elle raconte les péripéties et l'enseignement qu'elle tire de la perception masculine de la sexualité des femmes handicapées..."


"...Au quotidien, dans ses déplacements, Lydie a maintes fois remarqué, de la part des hommes, des regards d'envie de faire connaissance, et même de désir : "Je suis de nature réservée mais je vais volontiers au contact. Quand ils ne savent pas de quoi je suis atteinte, beaucoup d'hommes pensent que la femme handicapée n'a pas de sexualité, voire de capacité sexuelle, et ne connaissent pas le 'mode d'emploi'. Ils ont une forte appréhension. Au début, ça m'a blessée, je ne m'attendais pas à de telles réactions. Pour moi, le handicap allait de soi, j'ai atterri au contact de la réalité ! Je pense que les personnes sont très franches derrière un écran d'ordinateur...."

 

  Agir pour les femmes handicapées

"Lydie veut poursuivre son blog, axé sur la sexualité des femmes handicapées, un double tabou. Elle l'a débuté en février 2014, en publiant quatre articles, et reprendra cette activité après ses examens partiels. Car Lydie est étudiante en troisième année de Droit européen...

...Lydie participe également à un travail photographique sur l'image des femmes handicapées, monté par l'Association pour la Reconnaissance et l’Épanouissement de la Femme en situation de Handicap Arefh créée par la militante Amélie Laguzet "J'ai eu connaissance du projet 'Elles' par l'association Handiparentalité. Je suis féministe et pro-sexe, militante pour le droit des femmes à disposer de leur corps..."

Extraits de Yanous ! le magazine francophone du handicap

15 mai 2014

17 mai 2014 : Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, organisée par associations et structures engagées...

cripsidf.jpgLe Crips * fait de la lutte contre l'homophobie, la transphobie et la sérophobie une de ses priorités. Ces principes sont au cœur de ses actions de prévention et de sensibilisation menées tout au long de l'année notamment lors de la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie qui a lieu le 17 mai

Atelier homophobie présenté sous forme de projections-débats, de démonstrations d’outils pédagogiques et d’expositions photos, sera l’occasion d’échanger avec les jeunes de façon ludique. Informations et inscriptions auprès de Virginie Hedouin 01 56 80 33 54 ou par mail. 28 mai 2014 (14h00 - 17h00) au Cybercrips

Un dossier en ligne pour aider les professionnels à mener des actions et leur fournir des éléments de connaissances, des outils et des ressources pour aborder avec les jeunes la question des violences liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre.

 * Crips : centre régional d'information et de prévention du sida

 

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A Lyon, la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu organise une rencontre sur l'homophobie et la transphobie en France et dans le monde, en partenariat avec SOS Homophobie

Au programme : présentation du rapport annuel 2014 de l'association SOS Homophobie sur l'homophobie en France - débat sur l'homophobie dans le monde - vernissage de l'exposition 40 dessinateurs contre l'homophobie au Théâtre du Gai Savoir (Lyon 6ème)

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11 mai 2014

Création d'un sexe "non spécifique" par la Haute Cour d'Australie

Par une décision du 2 avril 2014, la Haute Cour d’Australie a permis d’inscrire comme sexe à l’état civil une mention autre que masculin et féminin. L’inscription de cette nouvelle mention, intitulée « non spécifique », n’est nullement laissé au libre choix des individus. Conscients de l’importance sociale de cette innovation juridique, les magistrats australiens ont subordonné son inscription à de strictes conditions.

Article intégral en PDF
Benjamin Moron-Puech, « Création d’un sexe « non spécifique » par la Haute Cour d’Australie », La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 10 avril 2014, consulté le 11 avril 2014.

 

Le droit à une vie sexuelle malgré un handicap

Le  Journal Forum de l'Université de Montréal publie un article dans son édition du 5 mai 2014, très intéressant à plusieurs titres. Nous vous en livrons quelques extraits, il vous suffira de cliquer pour   continuer la lecture...

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 A cause d'un handicap, certaines personnes sont privées de vie sexuelle.

"Marcel et Jocelyne sont amoureux depuis 30 ans. Ils sont tous deux déficients intellectuels en plus d'être atteints d'une maladie mentale. Lui a 53 ans et souffre d'un trouble psychotique. Elle est âgée de 42 ans et a un trouble bipolaire. Entre eux, c'est l'amour fou!

Leur histoire d'amour a commencé au début des années 80, alors qu'ils fréquentaient le pavillon Riel de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal (anciennement l'Hôpital Louis-H. Lafontaine), affilié à l'Université de Montréal. « Ils géraient très bien leur relation intime et ne dérangeaient personne, signale Marie-Josée Prévost, directrice du programme clinique de déficience intellectuelle à l'Institut. On avait même essayé de les intégrer dans la communauté, mais ça ne fonctionnait jamais. Ils devenaient dépressifs. »

La raison? Marcel et Jocelyne ne se retrouvaient pas dans la même ressource d'hébergement compte tenu de la disparité de leur niveau intellectuel et de leurs troubles mentaux. « Une fois qu'on est parvenu à faire reconnaître l'importance de leur relation amoureuse pour leur santé mentale, on a pu faire valoir leur besoin légitime d'être ensemble. Ils n'ont plus jamais eu besoin d'être hospitalisés à notre institut; le suivi en consultation externe a suffi à maintenir stable leur maladie mentale », raconte Mme Prévost ( psychologue, qui travaille depuis 23 ans à l'Institut auprès d'une clientèle ayant une déficience intellectuelle, des troubles psychiques ou des problèmes de comportement)."...

"...Sa collègue, Janik Hudon, travaille au quotidien avec des personnes adultes aux prises avec des troubles mentaux graves. Pour elle, l'éducation sexuelle est fondamentale. Attitrée au soutien clinique des équipes d'intervenants à la Direction du soutien à l'intégration sociale de l'Institut, elle croit que la prévention est essentielle, surtout pour les infections transmissibles sexuellement (ITS). « C'est un problème important chez cette clientèle qui a souvent des pratiques sexuelles à risque, dit la sexologue. On note généralement une absence d'utilisation des préservatifs et de moyens de contraception. »...

...Promouvoir une approche positive de la sexualité ...

...Assistance ou prostitution ?

"Le droit à une vie sexuelle malgré un handicap" par  Dominique Nancy - Journal le Forum - 5 mai 2014