28 juillet 2014

« Handicapée », « personne handicapée » ou « personne en situation de handicap » ?

Le poids des mots : réflexion autour de la notion de

« situation de Handicap »

handicap,personne en situation de handicap,modèle social,convention des nations unies,processus de production du handicap,pph« La version française de la Convention des Nations Unies utilise le terme « personnes handicapées » qui me semble plus approprié du fait de l’introduction du mot « personne » et qui fait valoir que avant le handicap il y a une personne, un être humain, un sujet de droits. Le terme « personne en situation de handicap » est parfois décrié sous l’argument (avancé parfois même par les personnes en situation de handicap elles mêmes) que les mots ne changent rien au handicap, elles n’enlèvent pas la déficience, et donc cela ne changerait absolument rien pour les personnes. Or, ça change tout : si le terme « handicapé » est une étiquette qui insisterait sur la déficience, « personne en situation de handicap » indique qu’il s’agit d’abord d’une personne mais aussi que la personne dans certaines situations et, comme l’indique notamment la Convention des Nations Unies, du fait de l’interaction de la personne avec « l’environnement et des barrières physiques et d’attitude » se trouve en « situation de handicap ». Certes, les déficiences physiques, psychiques, sensorielles ou intellectuelles sont toujours là, mais elles peuvent être moins importantes voire disparaître. Dire "personne en situation de handicap" au lieu de "handicapé" ne relève nullement du politiquement correct mais, bien au contraire, c’est le parti pris de faire réfléchir au fait que la personne ne se réduit pas à une "déficience" et que c’est surtout la société qui crée les situations de handicap.» (lire la suite…)

 

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"Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde"

Albert Camus

 

 

25 juillet 2014

Journée UNAPEI « Relever le défi des bonnes pratiques professionnelles pour accompagner au mieux les personnes autistes »

unapei,journée d'étude,personnes autistes,recommandations,bonnes pratiques,anesm,hasLe 25 septembre, à Paris, l’UNAPEI organise une journée nationale qui réunira de nombreux spécialistes. Des exemples concrets permettront d’illustrer la mise en œuvre au quotidien des recommandations de l’HAS et de l’ANESM  

Tous droits réservés - M D - 2013 -

unapei,journée d'étude,personnes autistes,recommandations,bonnes pratiques,anesm,hasL'avancée des connaissances scientifiques et médicales issues de la recherche sur les troubles du spectre de l’autisme ont permis ces dernières années un meilleur accompagnement des personnes, ainsi que de leurs familles. Des interventions globales investissent ainsi les établissements et services tout en modifiant en profondeur les pratiques professionnelles.

Cette journée donnera la parole à des professionnels du terrain de différentes disciplines qui ont fait le choix d’accueillir des personnes avec autisme   et de mettre en place ou d’améliorer un accompagnement spécifique au regard des recommandations de bonnes pratiques professionnelles de l’HAS et de l’ANESM   dont l’application est au cœur du troisième plan autisme  .

Téléchargez le programme

 

 

 

Le Prix OCIRP « vie affective et sexualité »

Le Prix OCIRP « vie affective et sexualité » a été attribué au filmautoportrait « Tu veux ou tu peux pas ? »

Ce film a été réalisé telle une fiction de 50 minutes avec des acteurs résidants du Foyer de vie le Rex Meulen, concernés par la vie affective et sexuelle des personnes déficientes intellectuelles. La sexualité des handicapés est un sujet qui intéresse et qui doit être pris en considération au nom du respect des handicapés, de leurs droits et de leur liberté.

« La thématique de la vie affective et sexuelle nous est vite venue à l'esprit parce qu'on accompagnait un couple avec toutes les questions que cela engendre. Est-ce qu'ils ont le droit de dormir ensemble ? Est-ce qu'ils ont le droit de s'embrasser devant tout le monde ? 

Pendant longtemps, on a estimé que les personnes déficientes intellectuelles n'avaient pas forcément de vie affective. 

Voilà pourquoi ce sujet était important aussi à mettre en évidence puisqu'il y a une réelle demande des personnes sur le thème. 

Il faut briser ce tabou-là pour que justement, les gens se rendent compte que même si on a des difficultés, on peut avoir quelqu'un dans la vie. »

Sur le site de l'OCIRP

24 juillet 2014

Ludovic, tétraplégique : « Je ne voudrais la place de personne, pas même celle d'un mec valide »

Le Monde.fr | 24.07.2014 à 10h50 • Mis à jour le 24.07.2014 à 12h34 | Par Camille Bordenet

« Au début, surtout en pleine adolescence, c'était très gênant de dévoiler son intimité au personnel soignant, se souvient-il. Et puis, petit à petit, on apprend à lâcher, le corps tombe dans le domaine public. Maintenant, ça ne me dérange même plus qu'une aide-soignante que je n'ai jamais vue me manipule. »

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DES SOLUTIONS POUR FAIRE L'AMOUR

Sur la table de chevet de la chambre, sa copine a laissé sa carte de presse et un roman policier. Ludovic sourit. Il l'aime, bien sûr, même s'il ignore encore si elle sera la mère des enfants dont il rêve. « Je sais qu'être avec moi, c'est contraignant, à tout point de vue. J'ai peur qu'elle finisse par se lasser. »

Pendant plusieurs années, il n'a pas voulu se poser de questions sur sa sexualité. « Au moment de l'accident, j'étais trop jeune, ensuite l'idée d'en parler m'a longtemps gêné. »

« Parce que les blessés médullaires sont en majorité de jeunes garçons, la colère liée aux troubles de la sexualité est souvent un frein à l'acceptation du handicap et à la reconstruction psychologique », explique Marie-Françoise Chapuis-Ducoffre.

Difficile, en effet, d'accepter ce sentiment d'atteinte à sa virilité, surtout quand la sexualité masculine est souvent associée à la performance. Alors l'équipe de rééducation accompagne, tout en douceur. Et, même si elle n'a « pas de baguette magique », tente d'informer des possibilités qui s'offrent à chacun.

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Ludovic, lui, n'avait jamais fait l'amour avant son accident. Pour sa première fois à 22 ans, il décide de rencontrer le sexologue de la clinique. Et comprend qu'il existe des solutions. « Pour m'assurer d'une érection durable, je prends un médicament par voie orale et je fais une piqûre dans la verge. Ensuite je suis tranquille 1 à 4 heures », confie-t-il. Alors, même s'il est conscient que tous les handicapés ne sont pas dans son cas, il s'énerve de ceux qui continuent de penser « que sous prétexte qu'on ne sent rien, on n'a pas de libido ».

« UNE SEXUALITÉ PARALLÈLE À LA NORMALE »

À demi-mot, on lui demande de décrire ce qu'il ressent quand il fait l'amour. Il s'exécute, sans fausse pudeur : « J'ai du plaisir mais je ne ressens pas toutes les subtilités de la pénétration vaginale, comme la chaleur par exemple. Mais le cerveau s'adapte pour prendre du plaisir autrement. Voir une fille nue, la toucher, la caresser… procure déjà de très bonnes sensations. Alors c'est sûr que si une fille cherche les performances d'un rugbyman, je ne suis pas la bonne personne, plaisante-t-il. Car oui, c'est forcément une sexualité contrainte qui laisse peu de place à l'improvisation. Mais, pour peu que la partenaire soit réceptive et à l'écoute, on crée une sexualité inventive, différente et parallèle à la normale. »

Lire la suite : Le Monde.fr | 24.07.2014 à 10h50 • Mis à jour le 24.07.2014 à 12h34 | Par Camille Bordenet

Défenseur des droits : Encore beaucoup (trop) de discrimination autour du handicap !

Le rapport annuel 2013 du Défenseur des droits a été remis au président de la République le 21 juillet par Jacques Toubon, nommé à la tête de l'institution en remplacement de Dominique baudis, décédé en avril.

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Le handicap reste encore une cause fréquente des discriminations signalées au Défenseur des droits. Ainsi, après l'origine, le deuxième critère discriminant est celui du handicap : 21 % de l’ensemble des réclamations en matière de discriminations et 25 % des réclamations en matière d’accès au logement privé. Le Défenseur est également saisi de refus de transports discriminatoires opposés à des personnes handicapées, sur la base d’arguments de sécurité infondé (Lire la suite…)

Défenseur des droits, Rapport annuel d'activité 2013, juillet 2014, 300 pages

13:23 Écrit par François Crochon dans 1- Ressources, Droit, Sensibilisation, Sur le net, Témoignage | Tags : défenseur des droits, toubon, rapport annuel, baudis, discrimination, handicap | Lien permanent |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg