10 novembre 2015

Le CHU de Limoges autorisé à pratiquer des greffes d'utérus

Par Francetv info avec AFP le 10/11/2015

Le CHU de Limoges espère une première greffe d'utérus fin 2016. C'est le premier hôpital de France à pouvoir mener des expérimentations sur cette intervention chirurgicale.

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Une opération de chirurgie au CHU de Limoges (Haute-Vienne), le 25 juillet 2014. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

 

"Une équipe de gynécologie obstétrique du CHU de Limoges va mener des expérimentations sur des greffes d'utérus, après avoir reçu le 5 novembre l'autorisation de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), a annoncé l'hôpital lundi 9 novembre. C'est la première fois qu'une étude clinique dans ce domaine est réalisé en France.

Ce projet de recherche est destiné à "permettre à des femmes nées sans utérus ou ayant subi une hystérectomie [ablation de l'utérus] pour une pathologie bénigne, de pouvoir donner naissance, grâce une greffe d'utérus, à partir de donneuses en état de mort encéphalique", explique le CHU dans un communiqué.

Une première naissance fin 2018

A ce jour, la Suède est le seul pays à avoir obtenu une naissance, en septembre 2014, à la suite d'une telle transplantation. Mais il s'agissait d'un utérus prélevé sur une donneuse vivante : une femme âgée de 61 ans, ménopausée, avait fait un don d'organe à son amie de 36 ans, née sans utérus en raison d'une maladie génétique.

L'essai clinique qui débute pourrait conduire à une première greffe dès la fin 2016 et à une première naissance à la fin 2018. "Il portera sur huit femmes volontaires, recrutées au niveau national, avec des critères de sélection très stricts, précise le CHU, qui pourrait réaliser une première mondiale. Les patientes devront avoir entre 25 et 35 ans, ne jamais avoir eu d'enfants et être en bonne santé."

"De nombreuses patientes ont été rencontrées (...) et nous avons déjà des pistes sur celles qui pourraient être intégrées à l'essai clinique", a précisé le docteur Pascal Piver. Après recrutement définitif des patientes, il y aura fécondation in-vitro et congélation des embryons, puis seulement greffe de l'utérus avec "suivi et observation du greffon pendant un an, c'est-à-dire la période de risque maximal". Après ces étapes, il pourra y avoir "implantation des embryons et suivi des grossesses éventuelles jusqu'au terme", a-t-il conclu."

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09 novembre 2015

Ton fauteuil me fait kiffer

Par Paul B. Preciado, philosophe, Enseignant en philosophie à l’université de New York et à Princeton. le

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Crédit photos : ©Photo JB Laissard - Corps & Âmes

" Alors que l’imaginaire sexuel moderne dominant représente un corps blanc, sain, valide, mince, actif, autonome et reproductif, le corps handicapé est souvent représenté comme a-sexuel et in-désirable. Le mouvement «handiqueer» refuse, lui, la pathologisation des différences corporelles."
 

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Découvrez ce superbe article de Paul B. PRECIASO sur le blog de Libération...
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02 novembre 2015

L’organisme britannique Enhance the UK veut briser le tabou sur la sexualité des personnes en situation de handicap avec la campagne Undressing disability

L’organisme britannique Enhance the UK veut briser le tabou sur la sexualité des handicapés avec la campagne Undressing disability (Handicap mis à nu).

Cette campagne choc a pour but de sensibiliser la population au fait que les handicapés vivent une sexualité normale. 
 
Une vidéo promotionnelle présente les principales idées préconçues sur la sexualité des personnes handicapées.    

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" Jennie Williams, l'initiatrice de cette campagne, a affirmé en entrevue au journal Metro(édition britannique): «Je crois qu’être handicapé nous fait vivre dans l’isolement. (...) En plus des obstacles liés à notre physique, il y a encore beaucoup de préjugés envers les handicapés dans l’ensemble de la population.» 

«La campagne  Undressing disability a pour but de contrer les fausses perceptions à l'origine de cet inconfort et assurer un meilleur accès aux informations sur la santé, la conscience et l’éducation sexuelle», précise-t-elle.
 
Claire Holland, une des figurantes dans la vidéo promotionnelle, raconte au  Metro pourquoi elle s'implique dans le projet: «Étant moi-même sourde, je crois sincèrement que quelques-unes des mauvaises expériences vécues dans mes relations passées sont liées à une faible estime de moi. Principalement en rapport avec le fait que je n'avais pas pleinement accepté ma surdité.»
 
«Une éducation sexuelle appropriée m'aurait sûrement aidée», croit-elle.
 
Selon Enhance the UK, les jeunes handicapés sont jusqu'à 4 fois plus susceptibles d'être maltraités et négligés que les enfants sans handicap. Les femmes handicapées seraient aussi deux fois plus victimes de violence domestique et sexuelle que les autres femmes. 
  
 
Enchance the UK est un organisme sensibilisant la population à la réalité des handicapés. "

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23 octobre 2015

Seulement 4,3 % des personnes dans le monde n’ont aucune maladie ni handicap

La Terre assailli de douleurs… La population mondiale, représentée ici par pays à l’aide de pictogrammes, est à 95,7 % malade ou diminuée (Ph. Anders Sandberg via Flickr CC BY 2.0)

http://www.science-et-vie.com/2015/06/seulement-43-des-personnes-dans-le-monde-nont-aucune-maladie-ni-handicap/?__scoop_post=acfbd2b0-78b0-11e5-e368-90b11c3998fc&__scoop_topic=201197#__scoop_post=acfbd2b0-78b0-11e5-e368-90b11c3998fc&__scoop_topic=201197

Le chiffre est aussi précis que désarmant : en 2013, 95,7 % des êtres humains portaient le fardeau d’une maladie aiguë ou chronique, ou encore d’une blessure, une lésion ou un dommage physique. Tel est en résumé l’état de santé du genre humain qui ressort de l’Étude globale du fardeau de la maladie en 2013 (Global Burden of Disease Study 2013) menée auprès de 188 pays et publiée le 8 juin dans la revue The Lancet.

Ainsi, ce sont seulement 4,3 % des êtres humains qui ne souffrent d’aucune atteinte d’aucune sorte, ni biologique, ni physiologique, physique ou mentale. L’état de santé absolu est donc une aberration statistique, confirmant que la maladie est à la vie ce que le côté face est au côté pile d’une pièce, un élément constitutif. Et si vous faites partie de ce club très fermé, sachez que vous êtes donc un oiseau rare… et que cela pourrait changer très vite.

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Maternité et handicap

http://fictions.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-maternite-et-handicap-2015-10-21Béatrice Idiard-Chamois, Laetitia Krupa et Philippe Etienne Anna Szmuc © Radio France

Sur les docks Collection Particulière  21.10.2015

 

Un documentaire de Laetitia Krupa et Anna Szmuc Prise de son : Philippe Etienne   Elle s’appelle Béatrice Idiard Chamois, elle a 50 ans et est atteinte du syndrome de Marfan, une maladie génétique rare qui fragilise les artères. Elle-même maman d’une jeune fille, elle a révolutionné l’accueil médical des personnes porteuses de handicaps, en créant en 2006, la  première consultation « parentalité/handicaps moteurs et sensoriels ». Elle a permis en janvier 2015 l’ouverture d’une consultation gynécologique pour les femmes atteintes de handicap(s), y compris psychiques. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, c’est l’unique consultation de ce type en France.

A l’Institut Mutualiste Montsouris, à Paris dans le 14e arrondissement, cette sage-femme, elle-même en fauteuil, fait voler en éclats les aprioris et les tabous sur la parentalité.

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