06 mars 2014

7èmes Assises Françaises de Sexologie et de Santé Sexuelle du 13 au 16 mars 2014 à Marseille

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Les Assises Françaises de Sexologie et de Santé sexuelle traiteront cette année des "réalités et problèmes de la sexualité ordinaire".

Elles se dérouleront sous l'égide de la Fédération Française de Sexologie et de Santé Sexuelle (FF.3S) et des associations fondatrices l'AIUS (Association Interdisciplinaire post universitaire de Sexologie) et la SFSC (Société Française de Sexologie Clinique).

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05 février 2014

Stéréotypes hommes - femmes : 6 clichés démontés par SCIENCES & AVENIR

Par Rachel Mulot et Elena Sender

Les stéréotypes ont la vie dure. Et ce, même si de nombreuses études et enquêtes viennent les disqualifier.

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En février 2012, Sciences et Avenir faisait sa une sur les différences entre hommes et femmes. Un sujet plus que jamais d'actualité du fait des récentes polémiques sur l'expérimentation ABCD de l'égalité à l'école. L'occasion de revenir sur un certain nombre de clichés encore trop couramment entendus :

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31 janvier 2014

La joie d'amour - Pour une érotique du bonheur - Robert Misrahi -

la-joie-d-amour misrahi.jpgLa joie d'amour

"Jalousie, lassitude, culpabilité, sentiment de trahison ou de domination... Nombreux sont les obstacles à franchir, les malentendus à lever, les souffrances à dépasser pour accéder à la joie d'amour. Démontrant qu'elle n'est en rien une utopie, Robert Misrahi, spécialiste du bonheur, propose une véritable « philosophie de l'amour ». Il décrit pas à pas, de manière accessible et concrète, comment le penser et le vivre pour atteindre la splendeur promise. S'appuyant sur sa propre expérience mais aussi sur des exemples tirés de la littérature, Robert Misrahi explique comment surmonter les échecs amoureux et trace la route de la « conversion au bonheur » qui, selon lui, passe par la reconnaissance de l'amour libre et réciproque. Un ouvrage positif et profondément humain."

Aux Editions Autrement

 

 

 

22 janvier 2014

le corps en tête, interview de Bernard Andrieu par Clément Ghys

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"Comment je pourrais être, comment je suis, comment je ne deviendrais pas" (Photo Mick+ Wout / Flickr )

Le philosophe Bernard Andrieu co-dirige la publication de l'atlas "Corps du monde", et signe "la peur de l'orgasme (voir une précédente note sur le blog) Dans le premier, il révèle la diversité des pratiques corporelles au gré des cultures. Dans l'autre, il est question des limites du corps...

Corps du monde Atlas des pratiques corporelles publié le 13 novembre 2013 chez Armand Collin, est un ouvrage collectif dirigé par Gilles Boëtsch et Bernard Andrieu. Ce dernier est philosophe, professeur à la faculté du sport de Nancy, animateur d’un blog sur la question du corps.

"Pourquoi publier une encyclopédie des comportements corporels ?

L’idée de départ n’était pas de faire un atlas quantitatif avec des statistiques mais de rendre compte de la diversité des cultures corporelles contemporaines. Et de montrer leur actualité. C’est pour cela que nous avons fait appel à des spécialistes, à des chercheurs qui connaissent leurs terrains. Au fond, cette diversité d’attitudes corporelles est la preuve que, contrairement à un discours qui se répète souvent, l’uniformisation mondiale n’est pas si totale. Les choses se développent en parallèle. Un seul modèle est toujours mis en avant, mais il existe une réelle diversité, d’où le travail que nous avons apporté à l’iconographie.

Dans l’introduction, vous écrivez avec Gilles Boëtsch que «le corps est la nouvelle religion du XXIe siècle»

On le voit dans les violences faites aux femmes au quotidien: le corps reste le seul espace identitaire, l’unique lieu où se pose la question de l’intégrité. Il y a une religiosité qui se met en place, un «culte» au sens étymologique du terme: une célébration du corps qui renvoie à l’esthétique. Dans l’usage et la pratique du corps, il y a une dimension religieuse, mais sans dieu, une forme de laïcité cosmique, une écologie de relation entre les individus et les milieux. Chacun veut considérer que le corps soit intouchable, soit un organe de revendication. Au fond, la seule chose que l’individu puisse changer, c’est son propre corps, physique, mais également l’interaction dans laquelle son corps s’engage avec les corps des autres..."

Interview réalisé par Clément Ghys, journaliste à Libération

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Corps du monde, Atlas des pratiques corporelles, album illustré, Gilles Boëtsch et Bernard Andrieu, Armand Collin

 

 

 

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La Peur de l’orgasme, Bernard Andrieu, Collection Borderline, éditions du Murmure

 

 

 

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Exercices de survie, Jorge Semprun, Gallimard, 2012

20 septembre 2013

Nouvel éloge de la masturbation, un essai de Philippe Brenot, un ouvrage pour l'épanouissement sexuel

 Après des siècles de condamnation par l’Europe chrétienne, l’heure est à la réhabilitation pour la masturbation. Dans un essai à paraître, le sexologue Philippe Brenot vante les mérites d’une pratique épanouissante. "Je l'avoue ici publiquement et comme un acte expiatoire : oui, je me suis masturbé... et à plusieurs reprises !" Cet éloge est à la fois un manifeste contre l'ignorance, les préjugés et les idées reçues, mais aussi un ouvrage pour l'épanouissement sexuel.

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 «C’est beau, bien, bon, agréable, simple…», s’enflamme Philippe Brenot , avant de convoquer la science : «Il est désormais admis que la masturbation est au centre de la sexualité, qu’elle permet l’épanouissement, la maturation et la pérennité de la vie érotique»...

...«Les difficultés de plaisir et de désir sont d’ailleurs très souvent liées à un manque d’auto-érotisme. L’autostimulation permettant d’apprivoiser ses réactions sexuelles avec un autre.»...

...«Si en 2002 Nathalie Rykiel a rendu les sextoys populaires, et si les magazines féminins utilisent aujourd’hui le mot "masturbation", ce qui n’était pas le cas il y a quinze ans, on constate que beaucoup de jeunes filles ont une sexualité avec pénétration avant d’avoir vraiment découvert la masturbation. D’après les enquêtes de l’Inserm, peu en ont une vraie habitude. Les jeunes n’en parlent pas. Enfin, si on sait que 90% des hommes se sont souvent masturbés, seulement la moitié des femmes ont une masturbation intense et régulière.»

Philippe Brenot est psychiatre et anthropologue, directeur des enseignements de sexologie et sexualité humaine à l'université Paris-Descartes. Auteur de nombreux ouvrages, chez Odile Jacob, Zulma, PUF, L'Esprit du Temps, et récemment les Hommes, le sexe et l'amour et les Femmes, le sexe et l'amour aux éditions les Arènes, 2011 et 2012.

«Nouvel éloge de la masturbation», éditions L’Esprit du temps, 140 pp, septembre 2013, 12 €.