10 février 2017

Blind Sex

 

À la fin des vacances d'été, Louise, aveugle de naissance, étouffe entre sa mère et sa sœur. À 20 ans, elle voudrait baiser comme tous les jeunes de son âge. Après s'être perdue en forêt, une rencontre inopinée avec une fille dans un camp naturiste va éveiller, chez elle, un désir insoupçonné » La découverte de son corps, de ses sens... Cette expérience l'encouragera à s'émanciper. Le synopsis de Blind sex, premier court-métrage réalisé par Sarah Santamaria-Mertens, interpelle par son originalité. Il faut dire que la sexualité des personnes handicapées ne figure pas au rang des sujets les plus abordés par le cinéma. Pourtant, à Clermont-Ferrand, ce film de 31 minutes sera en compétition au 39e Festival international du court-métrage 2017.

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HANDICAP ET SEXUALITE ; DENI, OUBLI ET RECONNAISSANCE

  • - Auteurs : Georges EID, Denis VAGINAY, Delphine SIEGRIST, François CROCHON, Françoise VATRÉ, Wayne BODKIN, Pierre ANCET, Alain GIAMI
  • - Éditeur : CHRONIQUE SOCIALE
  • - Date de parution : 26/01/2017

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Dans une société moderne libérale comme la nôtre, être un vrai citoyen se construit au moyen des deux modes de subjectivation que sont le travail salarié et la sexualité. Nous nous proposons de nous interroger sur les personnes en situation de handicap et leur sexualité. Infantiliser ou diaboliser les personnes en situation de handicap pour leur interdire l'accès à des relations sexuelles est inacceptable dans une société démocratique. Car nous ne pouvons pas être un quart, un demi ou les trois quarts d'un citoyen. On est citoyen ou on ne l'est pas. Un groupe de spécialistes a souhaité étudié de près la question du handicap et de la sexualité :

  • - Georges EID montre l'évolution du discours scientifique dans ce domaine.
  • - Denis VAGINAY insiste sur l'équivalence identitaire entre personnes en situation de handicap (PSH) et les autres.
  • - Delphine SIEGRIST met l'accent sur les droits sexuels des femmes en situation de handicap.
  • - François CROCHON aborde l'accompagnement institutionnel,
  • - Françoise VATRÉ l'accompagnement pédagogique
  • - et Wayne BODKIN l'accompagnement clinique.
  • - Pierre ANCET traite, quant à lui, de l'épineux problème de l'accompagnement sexuel.
  • - Tandis qu'Alain GIAMI nous propose une vision panoramique de l'évolution de la gestion de la sexualité des personnes en situation de handicap sur plus de 40 ans, avec ses avancées et ses contradictions.

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08 février 2017

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06 février 2017

Le frottis, c'est aussi pour les femmes en situation de handicap

31 janvier 2017

Les violences sexuelles en institution

Journée d´étude le vendredi 17 mars 2017 du CRIAVS RHÔNE-ALPES

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L’actualité de ces dernières années donne à voir une violence inattendue, nous plongeant parfois dans une certaine sidération. Pourtant, elle devient une « toile de fond » de notre quotidien, presque banalisée, car celle d’un autre, et d’apparence plutôt lointaine.

 

Mais qu’en est-il de la violence sexuelle qui surgit sur notre lieu de travail, sphère contenante pour laquelle soignants, éducateurs, administrateurs… œuvrons afin d’accueillir l’Individu dans sa vulnérabilité et pour la prise en charge la plus adaptée possible ? Nous en sentirions nous protégés ?

 

La maladie, somatique ou psychiatrique, le vieillissement, les conditions sociales…, nombreuses sont les situations de vie qui peuvent amener le sujet à être pris en place ou faire l’objet d’une mesure, à sa demande, à celle de sa famille ou de professionnels. Une situation qui peut être définitive ou bien passagère, mais qui vient rajouter à la vulnérabilité du sujet. 

Le passage en institution oblige l’individu à s’adapter à cette situation nouvelle : un nouveau lieu, un nouveau cadre, un nouveau groupe, avec tous les enjeux psychiques que cela implique. Le professionnel doit donc y être vigilant, mais être attentif aussi à ce que l’accueil de cette personne en particulier, avec tout ce qu’elle amène dans la transmission inconsciente, génère dans le groupe, aussi bien des usagers que des acteurs du soin. « Quelle est son histoire, sa pathologie, sa capacité d’être en lien aux autres ? », et nécessairement « Dans quel lieu est-ce que JE travaille ? ». Des questionnements essentiels afin d’entendre la violence, car «Vivre ensemble» en produit forcément, qu’elle soit agie ou implicite, qu’elle soit celle d’un usager ou celle du professionnel, cette dernière étant surement la plus tabou d’entre toutes ; et elle est d’autant plus déstructurante quand elle s’opère du côté du sexuel.

 

Le cadre, symbolisé par règlement intérieur, est le garant de la Loi, du «bien vivre ensemble», il assure la contenance et la sécurité de tous, mais il est aussi au risque de l’infantilisation de l’usager, et particulièrement quand il vient toucher à la question de la sexualité. Sur quels repères se basent les professionnels concernant la question de la sexualité en institution ? Qu’en est-il pour chacun des normes et des déviances suivant sa place dans l’institution, mais aussi dans sa subjectivité ? Qu’en est-il de la question du consentement et du désir lorsque le placement en institution de la personne découle d’une mesure de protection ? Quelle est la place de la libido, énergie vitale au développement somato-psychique, présente depuis la naissance et tout au long de la vie du sujet ? En la déniant, nous, acteurs du soin, ne devenons-nous pas les agents précipitants d’un passage à l’acte ? Ou bien, parce que nous pensons détenir les compétences qui soignent, qui soulagent, pouvons-nous pour autant tout maîtriser ?  Quelle est la place de l’humain dans tout cela ? Et comment articuler le cadre avec la réalité du terrain parfois tellement opposés ?

 

Comment chacun se débat avec la question du sexuel ?

 

Lors de cette journée d’étude nous vous proposerons donc d’aborder les violences sexuelles en institutions autour des notions du corps, du consentement, de l’éthique, du tabou … avec les interventions de différents orateurs.

 

Le programme complet...

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