02 mai 2013

Pourquoi les malades d’Alzheimer doivent poursuivre leur vie sexuelle ?

Parmi les films nommés pour l'Oscar du meilleur court-métrage en 2013, "Henry", du réalisateur Yan England, questionne les rapports entre maladie d'Alzheimer et couple.

L'occasion pour André Dupras, spécialiste de la sexualité des personnes âgées et de celle des handicapés, de rappeler qu'une vie sexuelle active est pensable mais surtout possible pour les malades d'Alzheimer.

 

Extrait de l’article d’André Dupras, sexologue :

« Des soignants arrivent à oublier que les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ont une vie sexuelle qui perdure jusqu’à la fin de leur vie. Or la vie sexuelle répond à des besoins que l’affectivité ne réussit pas à combler complètement. Il est donc primordial de les maintenir dans le champ de la sexualité.

 Pourtant, l’expression de la vie sexuelle des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est souvent perçue comme problématique, comme un risque de perturbation du fonctionnement aussi bien des résidents que des intervenants. Adoptons alors une pensée positive et reconnaissons les bienfaits qu’apporte l’exercice de la sexualité pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

 Le maintien de l’intérêt sexuel constitue une façon d’assurer une continuité avec le passé et de poursuivre son développement sexuel jusqu’à la fin de sa vie. Au lieu d’arrêter et d’oublier sa sexualité, la personne continue à la vivre en acceptant et en s’ajustant aux modifications induites par le vieillissement et la maladie. Une vie sexuelle active renforce chez des personnes l’estime et l’image de soi du fait qu’elles ont réussi à conserver vivant un aspect de leur vie. Ainsi, la vie sexuelle contribue à la qualité de vie de la personne, en ce qu’elle constitue un facteur d’épanouissement individuel et social. »

 La suite sur le site du Nouvel Obs

Du même auteur, à lire sur le site de

l'Espace national de réflexion éhique sur la maladie d'Alzheimer :

Penser la sexualité de la personne malade d’Alzheimer

d’une manière éthique  

28 avril 2013

Tellement vrai - L'amour au-delà des apparences

Synopsis : Ils ne sont pas comme les autres, ils ont subi des moqueries, des brimades, et pourtant, comme tout le monde, ils rêvent d'une vie à deux. Benjamin aime la vie, les filles et l'amour. Pour lui, sa taille n'est pas un frein, il en fait parfois même un atout. Cécile, quant à elle, a toujours été ronde. Incapable de suivre un régime, elle a atteint les 100 kilos. Après de nombreux déboires amoureux, elle a rencontré Stéphane il y a quatorze mois. Nathalie souffre d'une amyotrophie spinale infantile, une maladie génétique musculaire. Julien est atteint d'une forme rare d'hermaphrodisme. Il confie ne pas réussir à construire une vie amoureuse satisfaisante.

Lire la suite

La sexualité des personnes handicapées - avec Norbert Campagna, philosophe

Fla sexualité des handicapés – faut-il seulement la tolérer ou au,flavie flament,norbert campagna,radio,rtl,sensibilisation,sexualité,personnes en situation de handicaplavie Flament a consacré son émission On est fait pour s’entendre du 25 avril 2013 à la sexualité des personnes handicapées, aux côtés de Norbert Campagna.

« La sexualité des handicapés – faut-il seulement la tolérer ou aussi l’encourager ? » (Labor et Fides).

L’avis du CeRHeS : Beaucoup d’approximations et de contre-vérités de la part de Norbert Campagna qui ne connait guère le contexte français et en particulier l’action du Centre Ressources Handicaps et Sexualités…

 à écouter l'émission

Les difficultés pour concilier sexe et handicap

La sexualité des personnes handicapées est moins taboue depuis une trentaine d'années. Mais des difficultés subsistent...

 

Longtemps mise de côté, la sexualité des personnes handicapées est moins taboue depuis une trentaine d'années. Mais des difficultés subsistent : avant tout le respect de la vie privée et de l’intimité de la personne en situation de handicap, l'accessibilité, l'intervention d'un tiers dans la sphère intime, l'apprentissage de la vie amoureuse, le manque d'espace ou encore l'acceptation des parents.

Retrouvez l’article complet sur le site de La Dernière Heure

25 avril 2013

Étude de la sexualité des parents ayant un enfant autiste

Lise ROUSSELIERE, étudiante en DIU de sexologie, réalise une étude sur la sexualité des parents ayant un enfant autiste. Elle souhaiterait recueillir des témoignages de parents ayant un enfant avec des troubles envahissant du développement (TED).

XXRÉPONDRE À L’ENQUÊTEXX


Étude de la sexualité des parents ayant un enfant autiste " Parce que je pense que nous vivons dans une société culpabilisatrice...

L'autisme autrefois considéré comme un trouble psychiatrique, est aujourd'hui reconnu comme trouble envahissant du développement.

Mais cette idée de problèmes psychiatriques persiste dans l'immense majorité des gens. La pression familiale, professionnelle, de l'entourage qui culpabilise les parents, les rend responsables du trouble de leur enfant, ne fait que détériorer l'image qu'ils ont d'eux même, et celle de leur conjoint.

Quand l'on vous répète sans arrêt que cela est de votre faute, vous finissez par y croire, ou bien encore reporter cette colère sur la personne que vous avez le plus proche de vous, celle qui devrait être votre alliée mais qu'il est parfois plus facile de rendre coupable de votre situation actuelle.

L'impact de la découverte d'un trouble envahissant du développement provoque un cataclysme dans le couple. Qui est là pour les écouter ? Les épauler? Les rassurer ? Ils doivent se débrouiller seul et parfois cela amène à des discordes entre eux, des désaccords.

Parce que je pense que le sentiment principal des parents reste la colère et la culpabilité, l'amour s'évanouit peu à peu.

Si vous vivez au contraire cette tempête soudée, ensemble contre l'adversité, vos témoignages m'intéressent.

Si vous vivez exactement ce que j'ai décrit votre témoignage est important afin de montrer cette réalité."