27 août 2014

La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle ?...

santé mentale,contrôle,autodétermination,libéralisme,psychiatrieLa santé mentale, vers un bonheur sous contrôle

par Mathieu Bellahsen le 22 mai 2014

192 pages - 13 euros

ISBN978-2-35872-059-5

Lire un extrait

 

« Comment la santé mentale, idée progressiste de la psychiatrie d’après-guerre, s’est-elle transformée en outil de normalisation et de contrôle ? Dans les années 1980, une neuropsychiatrie « scientifique » a ouvert la voie au discours gestionnaire : il s’agissait désormais de classer, de gérer, d’évaluer. Pour cela, la notion de santé mentale est devenue un opérateur essentiel, car, selon un rapport officiel, « la mauvaise santé mentale coute à l’Union européenne de 3 à 4 % du produit intérieur brut, à la suite d’une perte de productivité́ ». La pression de l’industrie pharmaceutique, le rôle dominant des neurosciences dans la recherche, la dévalorisation systématique de la psychanalyse, toute cette dérive fait de « la santé mentale pour tous » une nouvelle norme, un outil dans la gestion néolibérale des populations. Le « complet bien-être », le bonheur sous contrôle, telles sont les visées que sous-tend le terme faussement rassurant de santé mentale. » Lire la suite

 
Mathieu Bellahsen: « La santé mentale... par Mediapart

28 juillet 2014

Journées-Rencontres de l’ASCliF : Sexologie en tous genres

15èmes journées-Rencontres de

l’Association des Sexologues Cliniciens Francophones

 Paris 18 et 19 Octobre 2014

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Le genre est devenu une question transversale qui agite l’ensemble de la société et provoque remous et polémiques.

En tant que sexologues nous avons choisi de confronter nos représentations « en tous genres », de réinterroger et affiner notre clinique pour nourrir nos pratiques de l’éclairage de collègues expert-e-s à travers la mise au travail de tou-te-s.

 PROGRAMME

 

25 juillet 2014

Promouvoir le droit à l’intimité dans un établissement médico-social

Par Géraldine CHAPURLAT, avocate, spécialisée dans l'action sociale et médicosociale sur le blog de Formanéo

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"Tout comme le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture et à des peines ou traitements inhumains ou dégradants, le droit à un procès équitable, la liberté d’expression et d’information , le droit au respect des biens, le droit à avoir une vie relationnelle affective et sexuelle constitue un droit fondamental que l’état doit garantir, parce qu’il constitue un socle de la vie en société.

Si la société n’est pas débitrice d’une créance pour en garantir l’effectivité, elle doit néanmoins faire en sorte pour garantir cette liberté, de s’abstenir d’entraver son exercice. Nous examinerons ce qui dans la loi permet la protection de la vie privée des personnes en situation de handicap, qui sont du fait de la vulnérabilité liée à cette situation de handicap sont plus sujette à des empiétements injustifiés à leur vie privée" (lire la suite...)

« Au premier regard » : l’un voit, l’autre pas – s’aimeront-ils ?

déficience visuelle, homosexualitéC’est la fin de l’été à São Paulo. Leonardo, 15 ans, est aveugle. Il aimerait être plus indépendant, étudier à l’étranger, mais aussi tomber amoureux. Un jour, Gabriel, un nouvel élève, débarque dans sa classe. Les deux adolescents se rapprochent et progressivement, leur amitié semble évoluer vers autre chose. Mais comment Leonardo pourrait-il séduire Gabriel et savoir s’il lui plait puisqu’il ne peut pas le voir ?

Film brésilien de Daniel Ribeiro avec Guilherme Lobo, Fabio Audi, Tess Amorim, Lúcia Romano (1 h 35)

Découvrez également la critique sur le site du Monde.fr

Le Monde.fr | 22.07.2014 à 11h09 | Par Mathieu Macheret

"Si Au premier regard évolue quelques coudées au-dessus de la mêlée, c’est qu’il a la sensibilité de ne jamais instrumentaliser son récit au profit d’une démonstration ou d’une symptomatologie sociale. L’homosexualité ne sert pas ici à dénoncer l’intolérance ou l’arriération d’une région, mais participe d’une question plus large, qui accessoirement la dépasse : celle de l’émancipation d’un garçon infantilisé par son handicap, encore peu sûr de lui car trop couvé par ses parents et sa meilleure amie Giovana (Tess Amorim) — elle aussi éprise du beau Gabriel." (lire la suite...)

 
Au premier regard par previewnet

Le Prix OCIRP « vie affective et sexualité »

Le Prix OCIRP « vie affective et sexualité » a été attribué au filmautoportrait « Tu veux ou tu peux pas ? »

Ce film a été réalisé telle une fiction de 50 minutes avec des acteurs résidants du Foyer de vie le Rex Meulen, concernés par la vie affective et sexuelle des personnes déficientes intellectuelles. La sexualité des handicapés est un sujet qui intéresse et qui doit être pris en considération au nom du respect des handicapés, de leurs droits et de leur liberté.

« La thématique de la vie affective et sexuelle nous est vite venue à l'esprit parce qu'on accompagnait un couple avec toutes les questions que cela engendre. Est-ce qu'ils ont le droit de dormir ensemble ? Est-ce qu'ils ont le droit de s'embrasser devant tout le monde ? 

Pendant longtemps, on a estimé que les personnes déficientes intellectuelles n'avaient pas forcément de vie affective. 

Voilà pourquoi ce sujet était important aussi à mettre en évidence puisqu'il y a une réelle demande des personnes sur le thème. 

Il faut briser ce tabou-là pour que justement, les gens se rendent compte que même si on a des difficultés, on peut avoir quelqu'un dans la vie. »

Sur le site de l'OCIRP