05 février 2014

Saurons-nous un jour parler de sexualité à nos enfants?

éducation à la sexualité,éducation nationale,vie affective et sexuelle,tabou,lycée,collèges,adolescents,genre,abcdDu grain à moudre, par Hervé Gardette

Invité(s) :
Claude Berruer, adjoint au Secrétaire Général à l'Enseignement Catholique au département éducation
Valérie Marty, présidente nationale de la P.E.E.P
Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste
Marie-Laure Brival, gynécologue-obsétricienne, chef de service à la maternité des Lilas (93) et auteure de "Contraception : pourquoi ? Laquelle ? Où ? : c'est moi qui décide !" (Milan Jeunesse, 2010)

 

L’éducation sexuelle fait partie des programmes scolaires depuis 1973. Depuis 2003, trois séances annuelles obligatoires sont programmées au collège et au lycée. Au primaire, « les temps consacrés à l’éducation à la sexualité sont intégrés le plus possible à l’ensemble des autres contenus »

Mais dans les faits, qu’en est-il vraiment ? La ‘’panique’’ qui s’est emparée de certains parents à propos de l’enseignement de la théorie du genre à l’école, et d’un apprentissage de la masturbation en maternelle, témoigne, au mieux, d’une profonde méconnaissance de ce qui est enseigné aujourd’hui dans le cadre scolaire.

 

Pour le CeRHeS, la question de l'éducation à la sexualité se pose aussi de manière cruciale pour les enfants et les adolescent-e-s en situation de handicap au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

 

Si l’on ne peut pas à proprement parler d’une sexualité spécifique des personnes handicapées, la singularité même de leurs déficiences et/ou incapacités implique d’apporter une réponse spécifique et adaptée à la nature même du handicap et au contexte de leur conditions de vie afin :

 

  • * d’identifier les différentes dimensions de la sexualité (biologique, affective, culturelle, éthique, sociale, juridique)
  • * de développer l'exercice de l'esprit critique notamment par l'analyse des modèles et des rôles sociaux véhiculés par les medias en matière de sexualité
  • * de favoriser des attitudes de responsabilité individuelle et collective, notamment des comportements de prévention et de protection de soi et d'autrui
  • * de connaitre les ressources spécifiques d'information, d'aide et de soutien

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Stéréotypes hommes - femmes : 6 clichés démontés par SCIENCES & AVENIR

Par Rachel Mulot et Elena Sender

Les stéréotypes ont la vie dure. Et ce, même si de nombreuses études et enquêtes viennent les disqualifier.

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En février 2012, Sciences et Avenir faisait sa une sur les différences entre hommes et femmes. Un sujet plus que jamais d'actualité du fait des récentes polémiques sur l'expérimentation ABCD de l'égalité à l'école. L'occasion de revenir sur un certain nombre de clichés encore trop couramment entendus :

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03 février 2014

Renforcer l’approche genrée dans la promotion de la santé

Du lundi 5 mai au mercredi 7 mai 2014 au CRIPS Île-de-France (14 rue Maublanc - 75015 Paris), l’association FRISSE (Femmes Réduction des rIsques SExualité) propose une formation : Renforcer l’approche genrée dans la promotion de la santé.du lundi 5 mai au mercredi 7 mai 2014 au crips Île-de-france (14,l’association frisse propose une formation : renforcer l’approch,association frisse,genre,promotion de la santé,crips ile de france

 

Les femmes et les hommes ont une expérience différente  des dispositifs de santé et ceux-ci ne les traitent pas les unes et les autres de la même manière. Ces journées de formation ont pour objectif de :

  • • présenter les cadres théoriques qui éclairent les inégalités de santé fondées sur le genre ;
  • • questionner la dimension genrée de la promotion de la santé à l’aide d’animations pédagogiques adaptées ;
  • • penser les enjeux de santé sous l’angle des rapports sociaux.

Télécharger le programme et la fiche d'inscription

du lundi 5 mai au mercredi 7 mai 2014 au crips Île-de-france (14,l’association frisse propose une formation : renforcer l’approch,association frisse,genre,promotion de la santé,crips ile de france

22 janvier 2014

le corps en tête, interview de Bernard Andrieu par Clément Ghys

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"Comment je pourrais être, comment je suis, comment je ne deviendrais pas" (Photo Mick+ Wout / Flickr )

Le philosophe Bernard Andrieu co-dirige la publication de l'atlas "Corps du monde", et signe "la peur de l'orgasme (voir une précédente note sur le blog) Dans le premier, il révèle la diversité des pratiques corporelles au gré des cultures. Dans l'autre, il est question des limites du corps...

Corps du monde Atlas des pratiques corporelles publié le 13 novembre 2013 chez Armand Collin, est un ouvrage collectif dirigé par Gilles Boëtsch et Bernard Andrieu. Ce dernier est philosophe, professeur à la faculté du sport de Nancy, animateur d’un blog sur la question du corps.

"Pourquoi publier une encyclopédie des comportements corporels ?

L’idée de départ n’était pas de faire un atlas quantitatif avec des statistiques mais de rendre compte de la diversité des cultures corporelles contemporaines. Et de montrer leur actualité. C’est pour cela que nous avons fait appel à des spécialistes, à des chercheurs qui connaissent leurs terrains. Au fond, cette diversité d’attitudes corporelles est la preuve que, contrairement à un discours qui se répète souvent, l’uniformisation mondiale n’est pas si totale. Les choses se développent en parallèle. Un seul modèle est toujours mis en avant, mais il existe une réelle diversité, d’où le travail que nous avons apporté à l’iconographie.

Dans l’introduction, vous écrivez avec Gilles Boëtsch que «le corps est la nouvelle religion du XXIe siècle»

On le voit dans les violences faites aux femmes au quotidien: le corps reste le seul espace identitaire, l’unique lieu où se pose la question de l’intégrité. Il y a une religiosité qui se met en place, un «culte» au sens étymologique du terme: une célébration du corps qui renvoie à l’esthétique. Dans l’usage et la pratique du corps, il y a une dimension religieuse, mais sans dieu, une forme de laïcité cosmique, une écologie de relation entre les individus et les milieux. Chacun veut considérer que le corps soit intouchable, soit un organe de revendication. Au fond, la seule chose que l’individu puisse changer, c’est son propre corps, physique, mais également l’interaction dans laquelle son corps s’engage avec les corps des autres..."

Interview réalisé par Clément Ghys, journaliste à Libération

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Corps du monde, Atlas des pratiques corporelles, album illustré, Gilles Boëtsch et Bernard Andrieu, Armand Collin

 

 

 

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La Peur de l’orgasme, Bernard Andrieu, Collection Borderline, éditions du Murmure

 

 

 

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Exercices de survie, Jorge Semprun, Gallimard, 2012

20 janvier 2014

Pascal, Frida Kahlo et les autres...ou quand la vulnérabilité devient force

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"Charles Gardou donne à voir la place de la vulnérabilité dans toute vie et les ressorts nécessaires pour la surmonter. Comme tant d’anonymes, ces femmes et ces hommes font subir un renversement, un retournement au handicap. Ils composent, peignent, écrivent, inventent, certes pour s'exprimer, mais avant tout pour s'emparer de leur vie et lui rendre sa hauteur. Leurs itinéraires singuliers témoignent d'une réalité paradoxale : le handicap impose de multiples limitations et impuissances, d'indicibles détresses, des sentiments d'infériorité. Il contraint à renoncer à des aspirations, il réduit parfois en poussière des désirs et des projets, il restreint certaines capacités, mais en aucun cas, il n’obère l'ensemble des possibilités d'un être. Certaines peuvent même s'accroître."