02 mai 2013

Construire sa vie avec un handicap moteur : vie de couple

En 2008, les personnes âgées de 40 à 65 ans ayant une limitation de leurs fonctions motrices vivent moins souvent en couple que les autres personnes du même âge. Parmi celles vivant à domicile, 64 % vivent en couple, contre 77 % des autres personnes âgées de 40 à 65 ans (tableau 1). Plus souvent célibataires, les personnes souffrant de limitations fonctionnelles motrices sévères sont aussi plus souvent divorcées (16 % contre 11 % pour les autres personnes de 40 à 65 ans). Plus généralement, elles ont moins souvent un compagnon (compagne), fiancé(e) ou partenaire. Celles dont les problèmes de santé sont apparus avant 25 ans ont plus rarement une vie de couple ou une vie sentimentale. 37 % ne fréquentent personne contre 30 % des personnes dont le handicap est plus tardif et 16 % des autres adultes de 40 à 65 ans.

 DREES : Construire sa vie avec un handicap moteur

Les problèmes moteurs, lorsqu’ils apparaissent tôt dans la vie, peuvent être une entrave à la mise en couple. Celle-ci est plus difficile pour les personnes ayant eu des problèmes de santé pouvant être à l’origine des limitations fonctionnelles avant l’âge adulte. 22 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles et dont les problèmes sont apparus avant 25 ans n’ont jamais vécu en couple, contre 5 % des autres personnes âgées de 40 à 65 ans sans limitation motrice, et 7 % des personnes ayant eu des problèmes plus tardifs.

 Construire sa vie avec un handicap moteur

Lorsqu’elles vivent en couple, leur relation est plus récente que celles des autres personnes du même âge. La parentalité est ainsi moins fréquente que pour les autres personnes âgées de 40 à 65 ans. Une personne sur quatre n’a pas d’enfant contre 13 % des autres personnes du même âge, qu’elles souffrent ou non de limitations fonctionnelles. Lorsqu’elles ont des enfants, elles en ont moins que les autres. 28 % ont eu un seul enfant contre 20 % des autres personnes de 40 à 65 ans.

Construire sa vie avec un handicap moteur

 

Pourquoi les malades d’Alzheimer doivent poursuivre leur vie sexuelle ?

Parmi les films nommés pour l'Oscar du meilleur court-métrage en 2013, "Henry", du réalisateur Yan England, questionne les rapports entre maladie d'Alzheimer et couple.

L'occasion pour André Dupras, spécialiste de la sexualité des personnes âgées et de celle des handicapés, de rappeler qu'une vie sexuelle active est pensable mais surtout possible pour les malades d'Alzheimer.

 

Extrait de l’article d’André Dupras, sexologue :

« Des soignants arrivent à oublier que les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ont une vie sexuelle qui perdure jusqu’à la fin de leur vie. Or la vie sexuelle répond à des besoins que l’affectivité ne réussit pas à combler complètement. Il est donc primordial de les maintenir dans le champ de la sexualité.

 Pourtant, l’expression de la vie sexuelle des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est souvent perçue comme problématique, comme un risque de perturbation du fonctionnement aussi bien des résidents que des intervenants. Adoptons alors une pensée positive et reconnaissons les bienfaits qu’apporte l’exercice de la sexualité pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

 Le maintien de l’intérêt sexuel constitue une façon d’assurer une continuité avec le passé et de poursuivre son développement sexuel jusqu’à la fin de sa vie. Au lieu d’arrêter et d’oublier sa sexualité, la personne continue à la vivre en acceptant et en s’ajustant aux modifications induites par le vieillissement et la maladie. Une vie sexuelle active renforce chez des personnes l’estime et l’image de soi du fait qu’elles ont réussi à conserver vivant un aspect de leur vie. Ainsi, la vie sexuelle contribue à la qualité de vie de la personne, en ce qu’elle constitue un facteur d’épanouissement individuel et social. »

 La suite sur le site du Nouvel Obs

Du même auteur, à lire sur le site de

l'Espace national de réflexion éhique sur la maladie d'Alzheimer :

Penser la sexualité de la personne malade d’Alzheimer

d’une manière éthique  

28 avril 2013

Tellement vrai - L'amour au-delà des apparences

Synopsis : Ils ne sont pas comme les autres, ils ont subi des moqueries, des brimades, et pourtant, comme tout le monde, ils rêvent d'une vie à deux. Benjamin aime la vie, les filles et l'amour. Pour lui, sa taille n'est pas un frein, il en fait parfois même un atout. Cécile, quant à elle, a toujours été ronde. Incapable de suivre un régime, elle a atteint les 100 kilos. Après de nombreux déboires amoureux, elle a rencontré Stéphane il y a quatorze mois. Nathalie souffre d'une amyotrophie spinale infantile, une maladie génétique musculaire. Julien est atteint d'une forme rare d'hermaphrodisme. Il confie ne pas réussir à construire une vie amoureuse satisfaisante.

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La sexualité des personnes handicapées - avec Norbert Campagna, philosophe

Fla sexualité des handicapés – faut-il seulement la tolérer ou au,flavie flament,norbert campagna,radio,rtl,sensibilisation,sexualité,personnes en situation de handicaplavie Flament a consacré son émission On est fait pour s’entendre du 25 avril 2013 à la sexualité des personnes handicapées, aux côtés de Norbert Campagna.

« La sexualité des handicapés – faut-il seulement la tolérer ou aussi l’encourager ? » (Labor et Fides).

L’avis du CeRHeS : Beaucoup d’approximations et de contre-vérités de la part de Norbert Campagna qui ne connait guère le contexte français et en particulier l’action du Centre Ressources Handicaps et Sexualités…

 à écouter l'émission

Les difficultés pour concilier sexe et handicap

La sexualité des personnes handicapées est moins taboue depuis une trentaine d'années. Mais des difficultés subsistent...

 

Longtemps mise de côté, la sexualité des personnes handicapées est moins taboue depuis une trentaine d'années. Mais des difficultés subsistent : avant tout le respect de la vie privée et de l’intimité de la personne en situation de handicap, l'accessibilité, l'intervention d'un tiers dans la sphère intime, l'apprentissage de la vie amoureuse, le manque d'espace ou encore l'acceptation des parents.

Retrouvez l’article complet sur le site de La Dernière Heure