05 juillet 2016

Le consentement, de la loi à la clinique

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 Conférence de Dr Pierre LAMOTHE, Psychiatre et Maitre Carine MONZAT, Avocate

Le consentement, de la loi à la clinique

Le Lundi 19 septembre 2016
15H – 18 H

Argumentaire

Le concept de personne humaine avec ses droits et ses libertés a quelque peu évolué ces dernières années jusqu´à une possible dérive idéologique qui exalte toujours plus son autonomie alors même que son indépendance, vis-à-vis du corps social en particulier, ne cesse objectivement de se réduire sans que cela soit toujours évident ou même perçu.

Le consentement semble la question centrale de cette autonomie se substituant par exemple à la loi pour borner la liberté de la pratique sexuelle voire la liberté de disposer de soi. Il n’en est peut-être pas de même sur le plan moral ni sur le plan clinique !

Le consentement n’est en fait pas aussi libre qu’on le croit et avant même le philosophe  et le juriste, le médecin, des neurosciences à la psychanalyse, a sa place pour parler de la capacité à consentir. Cette capacité intègre une dimension de base purement cognitive, une dimension de connaissance de soi, une dimension d’aptitude relationnelle et une dimension d’appréhension de la réalité avec la possibilité de se projeter dans les conséquences de ses choix.

Con-sentir, c’est juger, "sentir avec", accompagner d’enthousiasme, accepter ou renoncer. Est-ce encore de la clinique ? C’est ce dont nous allons débattre.

 

 ENTREE LIBRE SUR INSCRIPTION

Mail : christelle.delgery@ch-le-vinatier.fr

Informations complémentaires sur CRIAVS

20 juin 2016

Le Haut Conseil à l’Égalité appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre une éducation à la sexualité à la hauteur des besoins des jeunes

HCE.png« Le 15 juin, le Haut Conseil à l’Égalité a remis à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat VALLAUD-BELKACEM, et à la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence ROSSIGNOL, son rapport relatif à l’Éducation à la sexualité : « répondre aux attentes des jeunes, construire une société d’égalité femmes-hommes ».

Depuis les années 2000, les chiffres sur l’entrée des jeunes dans la vie amoureuse et sexuelle sont stables : le premier baiser survient en moyenne à 14 ans tandis qu’à 17 ans, la moitié des adolescents – filles comme garçons - a déjà eu un rapport sexuel. Si des progrès ont été faits en matière d’accès à la contraception et d’usage du préservatif lors des premiers rapports, les choses évoluent peu en matière de stéréotypes sexistes, notamment sur les questions liées à la sexualité. En effet, malgré une émancipation sexuelle certaine des femmes depuis la diffusion et le remboursement de la pilule, la sexualité continue d’être un domaine empreint d’inégalités et d’idées reçues sur ce que serait ou ne serait pas une sexualité féminine et une sexualité masculine.

Or, ces idées reçues ont des conséquences dramatiques en matière de violences sexistes : 7,5% des filles déclarent avoir été victimes, à l’école, de voyeurisme, de caresses ou de baisers forcés et une jeune femme sur dix de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie. Ces violences sexistes trouvent un écho démultiplié par la viralité des réseaux sociaux, devenus une cour de récréation virtuelle : 1 collégienne sur 5 a été victime de cyberviolence.  

Face à ces constats, le Haut Conseil à l’Égalité pointe une éducation à la sexualité qui reste parcellaire et inégale selon les territoires, en dépit de l’obligation annuelle de 3 séances du CP à la Terminale prévue par la loi du 4 juillet 2001. Lorsqu’elle est mise en œuvre, cette information reste encore trop souvent restreinte à des questions d’ordre anatomique et biologique…/… »

Lire la suite sur le site du Haut Conseil à l’Egalité...

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Retrouvez le rapport dans son intégralité ici

Retrouvez le discours de Danielle Bousquet, Présidente du HCE ici

Téléchargez les visuels du HCE ici

Téléchargez la synthèse du rapport ici

Téléchargez le dossier de presse ici

17 juin 2016

Relations sexuelles : égalité devant la loi, inégalités en situation de handicap

 

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Une différence significative en termes de fréquence des relations sexuelles entre personnes handicapées et valides en France

Malgré leur intérêt pour les politiques de santé publique, il est encore aujourd’hui difficile de produire des données fiables et représentatives sur les comportements sexuels des Français. Néanmoins, une étude comparative, mise en œuvre par l’équipe « Sexualité, Société, Individu » de l’unité 292 de l’INSERM, a permis de prendre la mesure des écarts constatables entre les comportements sexuels de la population française 1 et ceux des Français en situation de handicap [2]. Trois constats saillants peuvent être retenus :

1) Tout d’abord, une moindre fréquence des relations sexuelles pour les personnes adultes handicapées au regard de la population générale [3]. 2) Cette différence en termes de fréquence des relations sexuelles est considérablement renforcée si l’adulte handicapé est hébergé en institution. 3) Enfin, l’hébergement en institution a également une influence défavorable sur la possibilité pour les personnes handicapées de se marier [4].

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Article écrit par Eve Gardien - Maître de conférence en sociologie, Université Rennes 2 dans la revue Rhizome n°60 sur la sexualité

 

15 juin 2016

Soirée-Rencontre à Lyon avec Marcel Nuss

"Oser accompagner avec empathie"

le jeudi 30 juin 2016 à 19h

Espace Sarrazin Lyon 8

 

Renseignements et inscription: 04 72 76 08 88 - cdeal@adapei69.fr

 

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13 juin 2016

Retrouvez les actes du colloque "Sexualité, amour et handicap : tous concernés !"

Plusieurs témoignages de ce colloque du vendredi 3 avril 2015,

à écouter sur

Sexualité, amour et handicap : tous concernés !

 

 

Colloque | Vendredi 3 avril 2015 | 8h30-17h | Nantes

 sexualité,amour,handicap,colloque,santé sexuelle,eric fiat,jean-siméon menoreau,lydie raër,réjean trenblayLa sexualité de la personne handicapée n’existe pas...

Les désirs, les pratiques, les fantasmes sexuels des personnes en situation de handicap, témoignent de réalités, heureuses ou malheureuses, que chacun peut connaître.

Personnes handicapées, professionnels, parents, beaucoup ont affaire à l’intrusion de la question sexuelle dans leurs parcours, leurs relations, en des termes très concrets :

  • - Comment puis-je faire l’amour avec ce corps qui ne répond pas ? Comment rencontrer l’autre quand mon être est marqué par l’entrave ? Puis-je demander de l’aide comme pour d’autres gestes de mon quotidien ? ...

  • - Comment accompagner dans nos institutions l’expression du désir, de la jouissance et de l’amour ? Faut-il étouffer cette expression, la contenir, la réguler, la favoriser ? Ces questions si intimes concernent-elles l’institution ?...

  • - Puis-je aider mon enfant à rencontrer un(e) partenaire là où son handicap tend à l’enfermer dans son monde ? Comment soulager son corps et son esprit quand la pulsion fait douloureusement tension au risque de déranger les règles sociales ? Comment trouver la bonne distance ?...

Ces questions, parmi tant d’autres, éclairent la mise en tension de la sphère intime (la jouissance, le désir, l’amour, le plaisir) et du champ social (l’institution, la loi, les interdits, la morale).

Ce débat forcément conflictuel, politiquement, socialement, psychiquement, peut-il se résoudre dans un cadre légal ? Par la mise en œuvre d’un protocole ? N’admet-il de solutions qu’au cas par cas dans le respect le plus complet de l’intimité du sujet ?

Les entraves que connaissent les personnes handicapées dans leur corps ou leur esprit viennent souligner la singularité de toute rencontre sexuelle et amoureuse. Pour elles, les choses iraient moins de soi car nécessiteraient le recours à une assistance, à un tiers :

  • - physiquement aidant quand le corps ne répond pas

  • - protecteur quand le sujet semble être victime de l’autre

  • - régulateur quand les façons de jouir sortent des codes sociaux décomplexant quand les inhibitions pèsent trop…

Autant de difficultés dont les personnes en situation de handicap sont loin d’avoir le monopole.

Nous avons tous affaire au manque, c’est même ce « handicap » qui alimente notre désir. Sans cette quête de l’autre, point d’amour.

Question sexe : tous handicapés !

Aujourd’hui les personnes handicapées qui revendiquent leur droit à la jouissance et à l’amour, rappellent à tous la complexité des rapports entre le droit et le désir, le collectif et le singulier. Au-delà de la légitimité de ces demandes qu’il convient au moins d’entendre, de nombreuses questions, notamment éthiques, se posent.

Quand elles nous interpellent à propos de leur sexualité, les personnes en situation de handicap parlent d’elles un peu, de nous tous beaucoup…"

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voir également l’Argumentaire facile à lire, facile à comprendre

"Le facile à lire et facile à comprendre" est destiné à toutes les personnes et particulièrement celles qui ont un handicap intellectuel. Cet argumentaire respecte les règles pour une information facile à lire et facile à comprendre (Plus d'information sur le site de l'UNAPEI : ici)."