20 mars 2014

Déficit et sexualité, du consentement à la violence

criavs,déficit et sexualité,consentement,violence,criavs,grenoble,cerhes,vie affective et sexuelle,handicap,réduction des risques et des dommagesLe CRIAVS (Centre Ressources "Claude Balier" pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) organise une journée régionale d'étude à Grenoble autour du thème :

Déficit et sexualité, du Consentement à la Violence,

à laquelle le CeRHeS s'associe.

" Cette année, pour notre 6ème journée d’étude, nous avons souhaité aborder une problématique complexe, tant en ce qui concerne le soin, l’éthique et les limites du droit qui circonscrivent la violence sexuelle.

Notre préoccupation est bien ici le problème du déficit psychique et non physique, qu’il soit congénital ou acquis. Certes, le point de vue psychopathologique, le diagnostic et les soins qui pourront être proposés, sont différents selon qu’il s’agit d’un déficit intellectuel ou psychomoteur chez l’adolescent ou l’adulte jeune, ou d’un adulte dont la pathologie du vieillissement ou une atteinte neurologique autre, vient obscurcir ou altérer les fonctions cognitives.

Pour autant, ces deux catégories de sujets vont amener des questions superposables sur la recherche permanente de la protection de la société, et parfois d’eux-mêmes, à savoir la problématique de la réitération de ces actes, ou de la récidive en fonction de la place que nous occupons.

Nous approcherons également la question du discernement, habituellement posée aux experts de justice et qui concerne l’auteur, mais parfois la victime, ce qui a pu jadis ouvrir la voie aux expertises de « crédibilité » aujourd’hui proscrites (Circulaire du ministère de la justice du 2 mai 2005).

Après une lecture théorique de la philosophie du consentement puis une approche de la liberté de la sexualité, nous interrogerons la justice sur le traitement pénal de ces auteurs. L’après-midi sera consacrée la question du soin, consenti ou contraint, qui est désormais partie intégrante de notre quotidien et de nos missions au CRIAVS.
Comment mettre en œuvre ces attentes de régulation sociale ? Faut-il écarter la question du libre arbitre et se placer dans une position parentalisée ? Nous aborderons ces problématiques des patients déficients - qu’ils aient fait l’objet d’une sanction pénale ou non - à travers les expériences des praticiens qui font référence, mais également autour de situations concrètes sous forme de témoignages."

Dr Philippe Vittini (Médecin psychiatre, Médecin coordonnateur, Directeur de programme CRIAVS RA)

 Programme

Retrouvez "Corps et Ames" sur France 5 mercredi 19 mars à 9h dans l'émission "Les Maternelles" sur le thème "maternité et handicap"

Julia Vignali, animatrice de l'émission "Les Maternelles", accueillera, parmi ses invités, Béatrice Idiard Chamois, sage-femme au SAPPH (Service d'Accompagnement à la Parentalité des Personnes Handicapées) à la Fondation Hospitalière Sainte Marie, ainsi que deux mamans en situation de handicap

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 Crédit photos : ©Photo JB Laissard -

 

Quelques références sur le thème "maternité et handicap"

 

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1. "Accompagner vers la parentalité". Bertrand Morin. Chronique Sociale

2. Faire Face n°727 "Laissez-nous être parents"

3. "Corps et Ames". Jean-Baptiste Laissard. Corps & Âmes Jean-Baptiste Laissard  Ya pas photo

4. "Handicap et Maternité". DVD réalisé par la MNH

5. Association "handiparentalité"

18 mars 2014

Handicap Info parle de la vie affective et sexuelle et du CeRHeS

 

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Handicap Info est un portail d’information au service du handicap et de l’autonomie pour les personnes en situation de handicap, âgées, dépendantes. Handicap Info facilite la recherche de renseignements nécessaires dans les divers domaines de la vie de tous les jours, permet de trouver en quelques clics un maximum d’informations utiles. 

17 mars 2014

Dans le cadre des Semaines d'Information sur la Santé Mentale, vous pourrez voir ou revoir "Gabrielle" et débattre après le film

film,gabrielle,témoignage,syndrome de williams beuren,vie affective et sexuelle,louise archambault,robert charlebois,vie de coupleLes Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) s’adressent au grand public. Chaque année, associations, citoyens et professionnels organisent des manifestations d’information et de réflexion dans toute la France.

La MJC de St Just, partenaire de cette manifestation a fait le choix de projeter le très beau film "Gabrielle" (resté si peu de temps sur nos écrans lyonnais en octobre 2013). La projection aura lieu le 19 mars à 19h à la MJC St Just, 6 rue des Fossés de Trion dans le 5ème arrondissement. Elle sera suivie par un débat animé par les Drs Collet et Franck.

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Du 10 au 23 mars 2014, dans le Rhône, conférences, expositions, portes-ouvertes, projections-débats  La SISM dans le Rhône est coordonnée par l’ADES du Rhône. Programme des manifestations.

 

Sortie en France le 16 octobre 2013   Réalisatrice : Louise Archambault  Avec Gabrielle Marion-Rivard, Alexandre Landry, Mélissa Désormeaux-Poulin, Benoît Gouin, Isabelle Vincent  Durée 01h43

Ce film québécois d’une grande sensibilité raconte l’histoire de Gabrielle, une jeune femme atteinte du syndrome de Williams qui a soif d’amour et d’indépendance. Une femme exceptionnelle et rayonnante qui dégage une joie de vivre contagieuse et un don exceptionnel pour la musique.

Elle a rencontré son amoureux Martin au centre de loisirs où ils font partie d’une chorale et depuis, ils sont inséparables. Mais en raison de leur différence, leur entourage ne leur permet pas de vivre cet amour comme ils l’entendent. Au moment où le groupe se prépare pour un important festival de musique, Gabrielle fait tout pour prouver son autonomie et gagner son indépendance.

Déterminée, elle devra affronter les préjugés et ses propres limites pour espérer vivre avec Martin une histoire d’amour qui n’a rien d’ordinaire.

 

16 mars 2014

"Vers mon indépendance". L'itinéraire de Lamia entre deux cultures et son combat contre le handicap et les discriminations

Lamia.jpg« Je ne regrette rien de mes dix-sept ans ; je me suis bien éclatée ! » : c'est par ces mots que Lamia conclut son récit d'adolescence tournant le dos à une enfance pas toujours rose. Née à Lyon en 1957, neuvième de treize enfants dans une famille originaire des Aurès, la vie ne l'a pas épargnée : poliomyélite dans l'enfance, paraplégie à 24 ans, amputation puis cancer qui finira par l'emporter à 54 ans. Mais pour cette battante, belle femme généreuse, l'essentiel est toujours de conquérir et d'approfondir son autonomie, personnelle et sociale. Rejetant les modèles qu'on veut lui imposer, elle milite, s'engage, se débat et trouve le moyen d'aider plus démunis qu'elle.

Lamia tenait à ce que son témoignage soit publié, c'est chose faite grâce à Jean-Claude BARTHEZ et à Bruno VOISIN. Tous deux ont mené des carrières de sociologues au croisement de la recherche et de l'action de terrain. Très tôt sensibilisés, dans le sillage de Bourdieu, à la « question algérienne », ils ont continué à interroger l'impact des cultures d'origine sur les modèles de socialisation en milieu populaire, et ont notamment exercé des responsabilités dans le cadre de la Politique de la Ville au sein de l'agglomération lyonnaise. (Note de l'éditeur)

Voici un extrait de ce récit à trois voix et voici la parole de Lamia dans le texte intitulé : "Vivre en tant que personne. Le corps, la pudeur au quotidien" ..."Sinon , j'aime être à l'aise dans ma nudité, j'aime mon corps; en m'émancipant de ma famille, j'ai redécouvert un autre corps, j'ai réappris à l'aimer. Cela n'a pas été facile dans ma tête. Aujourd'hui je m'habille tout simplement, je mets des pantalons, j'adore me maquiller et, quand je peux dissimuler à mon partenaire mes différents handicaps, je fais l'amour comme une personne à part entière...

Mon évolution, je la percevais peu à peu, à mesure que je la vivais. je m'acceptais et j'acceptais aussi le regard de celui qui était assis à la table voisine, sourire échangé, dialogue au début de ma drague. Je continue à vivre malgré tout, dans cette splendide contradiction. Je suis fière d'être une femme jeune; je me maquille, je m'habille, tout simplement, de façon décontractée. Ce n'est pas l'apparence ni le vêtement qui m'importe mais c'est d'être bien dans ma tête !" (p.85)

 

"Le livre de Lamia" est édité aux éditions 

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