11 novembre 2015

Une campagne pour dire STOP au harcèlement sexuel dans les transports

" Une campagne publique et nationale vient d’être lancée contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun. Des agressions physiques ou verbales qui concernent un très grand nombre de voyageuses.

harcelement sexuel,pascale boistard,france info

Les chiffres du Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes sont édifiants. Et s’il ne fallait en retenir qu’un, c’est celui-là : 100% des femmes qui utilisent les transports disent avoir subi au moins une fois des mains baladeuses, des sifflements ou des propos déplacés dans les bus ou les rames de métro. C’est ce qui ressort de "consultations  citoyennes" menées en mars auprès de 600 femmes de Seine-Saint-Denis et de l'Essonne.
 
Si la situation varie en fonction des modes de transports, des lieux et des heures de trajet, ces petites phrases ou interjections, beaucoup de femmes ou de jeunes filles les auront malheureusement déjà entendues : "Mademoiselle !" ou "Vous êtes charmante" ou "C'est pour moi cette petite jupe ?", jusqu'à "Je vais te serrer" et "Réponds sale chienne". Des mots crus que l’on retrouve dès aujourd’hui lundi, placardés sur les affiches de la campagne de sensibilisation lancée au niveau national pour dire "Stop - Ça suffit", au harcèlement sexiste dans les transports en commun.

"L'objectif est de donner à chacun et chacune des outils pour réagir", explique la secrétaire d'État aux Droits des femmes Pascale Boistard, "aucune agression ne doit être banalisée ou ignorée".  "La drague, ce n’est pas le harcèlement", insiste-t-elle.

 

Les agresseurs encourent de 6 mois à 5 ans de prison 

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Dans les stations de métro, les gares ou encore sur internet à travers des clips vidéo, le gouvernement veut faire passer le message en rappelant que le harcèlement et les violences sexistes sont punis par la loi, avec des peines encourues par les agresseurs allant de 6 mois de prison et 22.500 euros d'amende pour injures ou menaces, à 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour baisers forcés, mains aux fesses, frottements. L’objectif c’est aussi d’inciter les victimes à porter plainte.

 

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