26 juillet 2012

Pôle Accompagnement : Accompagner et soutenir

PROMOUVOIR L’ÉDUCATION À LA VIE AFFECTIVE ET SEXUELLE DANS LE RESPECT DE L’INTÉGRITÉ MORALE ET PHYSIQUE DE CHACUN AFIN D’APPRENDRE AUX JEUNES EN SITUATIONS DE HANDICAP À IDENTIFIER ET À INTÉGRER LES DIFFÉRENTES DIMENSIONS DE LA SEXUALITÉ HUMAINE ;

FAVORISER LA PRISE DE PAROLE DES ADULTES HANDICAPÉS AFIN DE LEVER LES TABOUS ET LES NON-DITS QUI ENTOURENT LEUR VIE AFFECTIVE ET SEXUELLE ;

PERMETTRE AUX FAMILLES, DANS LE CADRE DE LEURS ASSOCIATIONS, DE DISPOSER D’ESPACES D’ÉCOUTE ET DE CONSEILS POUR MIEUX APPRÉHENDER LE DÉVELOPPEMENT DE LEUR ENFANT ET LEUR AVENIR, EXPRIMER LEURS INQUIÉTUDES ET QUESTIONNEMENTS, ET PARTAGER LEUR EXPÉRIENCE.

> Mise en place et co-animation de séquences d’éducation à la sexualité (enfants, adolescents) et de groupes d'expression autour de l'intimité et de la vie affective et sexuelle (adolescents, adultes)
> Groupes de soutien et d’échange pour les conjoints/partenaires
> Organisation de soirées - débats pour les familles et l'entourage

Alors que l'éducation à la sexualité est clairement encadrée par les textes de l'Éducation Nationale, cela s'avère beaucoup plus complexe à mettre en œuvre au sein des établissements accueillant des personnes en situation de handicap. Ceux-ci partagent cependant les mêmes préoccupations quant aux objectifs de l'éducation à la sexualité  qui visent à l'apprentissage d'un comportement responsable, dans le respect de soi et des autres, ceci étant partie intégrante de l'éducation à la santé.

Il est important de souligner également la difficulté pour les établissements et services spécialisés d’obtenir des moyens financiers pour mettre en œuvre des projets innovants et expérimentaux tels que des temps d’éducation à la sexualité et des groupes d’expression autour de l’intimité et de la vie affective et sexuelle. Ils ne rentrent pas dans le cadre des financements « classiques » de la prise en charge et de l’accompagnement (prix de journée, forfaits, etc.).

Afin de mieux répondre à ces demandes, des financements sont recherchés par le CeRHeS en complément de la participation demandée aux associations gestionnaires.


LES INTERVENTIONS EN ÉDUCATION À LA SEXUALITÉ

Les interventions en éducation à la sexualité tendent à développer des compétences et des attitudes pour permettre l’émancipation du sujet.

Les objectifs de l’action rejoignent ceux définis pour l’éducation à la sexualité en collège et lycée : l’estime de soi, le respect de l'autre, le droit et l'acceptation des différences, la compréhension et le respect de la loi, la responsabilité individuelle et collective.

Si l’on ne peut pas à proprement parler d’une sexualité spécifique des personnes handicapées, la singularité même de leurs déficiences et/ou incapacités implique d’apporter une réponse spécifique et adaptée à la nature même du handicap et au contexte de leur conditions de vie afin :

> d’identifier les différentes dimensions de la sexualité (biologique, affective, culturelle, éthique, sociale, juridique)
> de développer l'exercice de l'esprit critique notamment par l'analyse des modèles et des rôles sociaux véhiculés par les medias en matière de sexualité
> de favoriser des attitudes de responsabilité individuelle et collective, notamment des comportements de prévention et de protection de soi et d'autrui
> de connaitre les ressources spécifiques d'information, d'aide et de soutien

 

LES GROUPES D’EXPRESSION AUTOUR DE L’INTIMITÉ ET DE LA VIE AFFECTIVE ET SEXUELLE

Le but des groupes d’expression autour de l’intimité et de la vie affective et sexuelle est d’informer et de prévenir, dans le cadre de la santé sexuelle et de la réduction des risques et des dommages, tout en favorisant la parole des usagers et la prise en compte de leurs besoins / aspirations.

La sexualité concerne l'individu dans sa globalité : le corps (sensorialité : toucher, caresse, regard…), la psyché (sentiments, émotions...), le mental (fantasmes, désirs...), le cognitif et l'existentiel (valeurs, croyances...), etc.

En matière de vie affective et sexuelle, la personne en situation de handicap a le droit d’exprimer ses besoins et de bénéficier d’un accompagnement le plus adéquat possible.

Plus les personnes ont l’occasion d’élaborer (penser, verbaliser, questionner) leurs sentiments sur leur vie intime, plus elles sont en mesure de prendre leurs responsabilités.

Maintenues dans l’ignorance ou le silence, on ne peut pas leur demander d’adopter des comportements responsables.

Libérer la parole, c’est libérer la pensée…

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